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Le jeudi 4 juin 2026, au lendemain du traditionnel Forum économique international (SPIEF), après des frappes de drones lancées sur un terminal pétrolier par l’Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a écrit une longue lettre ouverte à son homologue russe. Une initiative saluée par le 45ème et 47ème président américain et le locataire de l’Elysée. Selon le Kremlin, le président Poutine n’avait pas encore vu la lettre, mais Volodymyr Zelensky pouvait venir « à tout moment à Moscou » pour y rencontrer son homologue russe. « l’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre vous et nous. Je propose une rencontre », a écrit Volodymyr Zelensky, suggérant « la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe ».
Dans une lettre écrite à son homologue russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une rencontre directe au chef du Kremlin, alors que ce dernier venait de reconnaître que la Russie devait renforcer ses défenses antiaériennes après une série de frappes de drones ukrainiens. Une lettre dans laquelle le président Zelensky écrit que « l’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un engagement direct entre les deux chefs d’États ».
Selon le Kremlin, le président Poutine n’avait pas encore vu la lettre, mais que Volodymyr Zelensky pouvait venir « à tout moment à Moscou » pour y rencontrer son homologue russe, ce que le président ukrainien écarte d’office dans sa missive.
« L’Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre vous et nous. Je propose une rencontre », a écrit Volodymyr Zelensky, suggérant «la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe».
« L’Ukraine était «prête à un cessez-le-feu complet pour la durée des négociations», a ajouté le président Zelensky. Le contexte dans lequel la publication de la lettre a été faite est surtout liée à ce qui s’est passé dans le cadre du traditionnel Forum économique international (SPIEF), notamment au lendemain, où il était question de frappes de drones ukrainiens sur un terminal pétrolier et une base navale militaire de Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine.
En effet, depuis le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le président ukrainien s’est rarement de manière directe, adressée à son homologue russe. Par contre, à plusieurs reprises il a appelé à une rencontre, estimant que seul face-à-face pourrait mener à un accord. Malheureusement depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient, les efforts de négociations sous médiation américaine sont au point mort.
De son côté, le chef du Kremlin a de nouveau questionné la légitimité de son homologue ukrainien à mener des négociations, soulignant ce même jeudi 4 juin 2026 où la lettre lui a été adressée, que le mandat de son homologue ukrainien a expiré en 2024. Or, sous la loi martiale en vigueur depuis le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine, aucune élection ne peut avoir lieu.
Une lettre dans laquelle Volodymyr Zelensky propose comme lieux possibles de discussion l’un de ces pays : la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe. En revanche, pour cette entrevue, le président ukrainien écarte Moscou et Kiev>
Selon Huffington, le président Zelensky souhaite également un «échange total de prisonniers de guerre».
De plus, The Guardian développe « La lettre expose le point de vue de Zelensky sur le conflit qui dure depuis plus de quatre ans et indique que, si la résilience des Ukrainiens reste intacte, la plupart des Russes sont las de ses effets et sont prêts poura paix ».
Huffington Post relève « Mais au-delà d’une proposition diplomatique, cette longue lettre est surtout l’occasion pour Zelensky de dresser un réquisitoire contre Poutine, qu’il tient pour personnellement responsable du conflit.
D’après The Kyiv independent, le président ukrainien accuse « Quoi que vous disiez de l’Otan, de la géopolitique et de la langue russe, cette guerre est votre choix personnel, une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra ».
La BBC juge que « Le ton de la lettre était provocateur, voire moqueur, attirant sur les récentes frappes ukrainiennes en territoire russe ». Volodymyr Zelensky a aussi taclé son homologue russe en disant « Après 26 ans au pouvoir, l’âge commence à se faire sentir » chez Vladimir Poutine.
Volodymyr Zelensky est bienvenue dans la capitale russe
Avant tout, ce qu’exige Moscou, ce sont des concessions politiques et territoriales, notamment un retrait complet de la région de Donetsk, partiellement controlée par la capitale russe, ce que rejette l’Ukraine, les assimilant à une capitulation. Par ailleurs, à plusieurs reprises, Kiev a également fait la proposition d’un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations. Mais Moscou rejette cette idée, arguant que cela permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer.
Selon des propos cités par les médias d’État russes, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, de son côté a déclaré que : « Vladimir Poutine a déjà dit qu’il ne serait prêt à une rencontre avec Volodymyr Zelensky qu’une fois qu’un accord de paix aurait été entièrement finalisé par les équipes de négociations. «Zelensky peut venir à tout moment à Moscou» ».
Alors que le président ukrainien affirme que l’Ukraine était « prête à un cessez-le-feu complet pour la durée des négociations » auxquelles il estime que l’Europe et les États-Unis doivent participer. Le chef du Kremlin, durant un déplacement a Saint-Pétersbourg vendredi 5 juin 2026, a relevé qu’une rencontre avec son homologue ukrainien n’avait «pas d’intérêt» pour le moment.
Le leader russe a déclaré que « Cela n’a d’intérêt que pour la partie ukrainienne afin d’arrêter l’avancée de nos forces armées ».
« Il fallait laisser les spécialistes travailler, développer des solutions, et ensuite nous pouvons nous rencontrer », a-t-il ajouté.
De plus, Vladimir Poutine a déclaré « Nous partons du principe que les hostilités prendront fin un jour. Et, sans aucun doute, elles cesseront lorsque nous aurons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés ».
Récemment l’Ukraine a intensifié ses frappes de drones sur les territoires occupés et la Russie en représailles aux bombardements russes quotidiens contre son territoire.
Volodymyr Zelensky dans sa lettre, affirme : « Si vous ne parvenez pas tout seul à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence.
De son côté, le chef du Kremlin, lui, depuis Saint-Pétersbourg, a affirmé être toujours prêt à négocier avec Kiev une sortie du conflit, qui, selon lui, n’exclut pas un contrôle total de Moscou sur le Donbass, bassin minier dans l’Est de l’Ukraine dont fait partie Donetsk. « L’un n’exclut pas l’autre », a-t-il affirmé devant les journaliste.
Par ailleurs, le dirigeant russe a affirmé que les troupes de Moscou avancent « sur l’ensemble de la ligne de front ».
Le locataire de l’Elysée a qualifié l’action d’«une bonne initiative»
Le président français Emmanuel Macron de son côté, a estimé que la lettre envoyée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Vladimir Poutine est «une bonne initiative».
Ainsi, le président français a jugé que le moment était arrivé pour une reprise des discussions en vue d’obtenir une paix durable entre l’Ukraine et la Russie.
Le locataire de l’Elysée a déclaré à Tiva, au Monténégro, à l’occasion d’un sommet entre l’Union européenne et les pays des Balkans « Mon souhait, c’est plutôt de regarder l’avenir et de dire comment on arrive à réorganiser un dialogue pour construire le cessez-le-feu et la paix.
« Et je pense que c’est le moment, compte tenu de l’évolution de la situation », a-t-il ajouté.
Le locataire de la Maison-Blanche depuis le bureau ovale, a assuré qu’une rencontre entre les deux hommes serait «super». « Je suis ravi qu’ils parlent de se rencontrer. Je pense que nous y sommes pour quelque chose (…) Je pense que ça serait super qu’ils se rencontrent », a-t-il déclaré.
Cependant, une analyse par l’Agence France-Presse (AFP) des données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) montre que l’Ukraine a repris aux Russes quelque 282 km2 en mai, réduisant pour le deuxième mois d’affilée la zone de son territoire contrôlée par Moscou, qui gagnait du terrain depuis l’automne 2023. Vladimir Poutine, qui finissait une rencontre avec la presse étrangère à Saint-Pétersbourg au moment de la publication de la lettre, n’a pas réagi dans l’immédiat mais «sera informé» de la lettre, selon Kremlin.
Un courrier direct où le chef d’Etat évoque notamment l’usure du pouvoir du dirigeant russe, mais aussi sa « sécurité » et « son existence ».
Derrière ce geste de communication dans la continuité de la position de Zelensky, le spécialiste Ulrich Bounat analyse un « retournement narratif ».
« Beaucoup n’ont pas cru que l’Ukraine serait capable de tenir aussi longtemps. Vous n’y avez pas cru. Et ceux qui vous conseillaient n’y ont pas cru non plus. C’était une erreur », lâche également le dirigeant ukrainien, qui emploie des termes assez cash à l’égard Poutine, évoquant sa « sécurité », son « existence », ou encore l’usure de son pouvoir. Un courrier qui est dans la ligne de la stratégie de Volodymyr Zelensky mais qui illustre aussi un « retournement narratif », décrypte Ulrich Bounat, analyste en géopolitique et chercheur associé chez Eurocreative.
RÉFÉRENCES
https://www.lefigaro.fr › Guerre en Ukraine : Zelensky «propose une rencontre» en tête-à-tête à Poutine, le Kremlin l’invite à venir à Moscou «à tout moment»/consulté le lundi 8 juin 2026.
https://www.touteleurope.eu › Dans une lettre ouverte a Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky propose une rencontre en tête-à-tête/consulté le lundi 8 juin 2026.
https://www.rts.ch › Volodymyr Zelensky propose un tête-à-tête à Vladimir Poutine, qui répond qu’il n’y voit “pas d’intérêt”/consulté le lundi 8 juin 2026.
https://www.20minutes.fr › Guerre en Ukraine : Zelensky propose une rencontre à Poutine, le Kremlin ne dit pas non/consulté le lundi 8 juin 2026
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