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Mardi 7 juillet 2026, la Cour d’Appel de Paris a condamné en appel la cheffe de file du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires européens. Le préjudice total du Parlement européen chiffré par la cour d’appel est 2,8 millions entre 2004 et 2016. La figure de l’extrême droite en France est condamnée cette fois-ci à une peine moins lourde qu’en première instance : quinze mois d’inéligibilité ferme déjà purgés et un an de prison ferme assorti d’un bracelet électronique. Selon la déclaration de la triple candidate à l’Élysée, elle va se pourvoir en cassation et affirme pouvoir faire campagne sans bracelet électronique en attendant sa décision en janvier 2027.
Le pouvoir en cassation en effet, suspend immédiatement la décision de la cour d’appel. Par contre, il n’y a pas de jurisprudence en la matière et les juristes sont divisés sur la question de savoir si l’on revient à la peine de première instance ou si toutes les décisions sont suspendues. Ainsi, Marine Le Pen retarde en plus la décision définitive, prenant le risque de devoir finir la campagne avec un bracelet électronique.
Sans surprise, quelques heures après sa condamnation en appel pour détournement de fonds publics dans l’affaire du Front national, la quadruple candidate et présidente du groupe Rassemblement National (RN) à l’Assemblée nationale française, Marine Le Pen, a assuré être candidate à l’élection présidentielle 2027. La figure de l’extrême droite en France l’affirme, et ceci sans trembler : la fille de Jean Marie Le Pen a annoncé mardi 7 juillet au journal de 20 heures de TF1 être candidate pour une quatrième fois aux joutes électorales à la présidence l’année prochaine, seulement quelques heures après avoir été condamnée dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Front national.
« Je ne ferai pas campagne sous bracelet électronique mais comme j’ai la possibilité de le faire en pourvoi de cassation, je ferai donc campagne sans bracelet électronique », explique-t-elle, avant d’affirmer quelques secondes plus tard : « je suis candidate à l’élection présidentielle » et « je ne changerai pas d’avis ».
En effet, quelques heures plus tôt, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a été condamnée à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique para cour d’appel de Paris pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires européens, à l’époque où le parti s’appelait encore le Front national. L’avocate promet « un ticket gagnant » avec son poulain Jordan Bardella. Marine Le Pen avec cette annonce, ferme derrière elle l’hypothèse d’une candidature de son dauphin, le président du Rassemblement National (RN) Jordan Bardella, qui était appelé à la remplacer au pied levé si elle était encore inéligible. Elle assure toutefois, que leur duo est « un ticket gagnant » pour grimper jusqu’à l’Élysée.
« Je pense que nous offrons aux Français un binôme », explique celle qui entame sa quatrième candidature à la présidentielle « ce soir », évoquant un duo « avec une vraie solidité », « très fort de ses convictions ».
« Ce couple politique que nous formons peut deprésenter un véritable nouveau souffle pour notre pays », insiste-t-elle sur le plateau de TF1, ajoutant que leurs « ambitions personnelles ne rentrent pas en compte ».
« On a tous les deux des convictions et on a du tempérament », avec Jordan Bardella nuance-t-elle encore.
La patronne du Rassemblement National apparaît largement en tête des intentions de vote dans deux sondages. La condamnation de la fille de Jean Marie Le Pen n’a pas empêché son entrée remarquée en campagne. Ainsi, deux sondages publiés mercredi 8 juillet 2026 placent Marine Le Pen largement en tête des intentions de vote au premier tour, avec jusqu’à 17 points d’avance sur son principal rival Edouard Phillipe. Par ailleurs, selon une enquête Ifop réalisée pour LCI et Le Figaro, la candidate du Rassemblement national recueillerait 36 % des intentions de vote au premier tour, soit quatre points de plus qu’à la mi-juin. Ce sondage a été réalisé dans les heures suivant l’annonce de la candidature de la figure de l’extrême droite en France.
Selon ses adversaires une avance variable. À cet effet, dans l’hypothèse où Edouard Phillipe porterait les couleurs du bloc central, l’ancien Premier ministre arriverait deuxième avec 19 % des intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon à 15 %. Aucun autre candidat ne dépasserait 10 %. Or, si Gabriel Attal était le candidat du bloc central, à ce moment-là l’écart se creuserait davantage. Marine Le Pen resterait alors à 36 %, contre 15 % pour l’ancien Premier ministre Edouard Phillipe son rival.
D’un autre côté, Jean-Luc Mélenchon serait également crédité de 15 %< devant Raphaël Glucksmann (12 %) et Bruno Retailleau (10 %). Entretemps, un second sondage, réalisé par Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, confirme cette dynamique. La quadruple candidate y est donnée entre 34 et 36 % des intentions de vote au premier tour, en progression de trois à quatre points après son entrée dans la course. Selon les deux études, l’avocate et dirigeante du RN l’emporterait dans les différents scénarios testés au second tour. Cependant, l’écart varie fortement selon les instituts. Toluna Harris Interactive mesureun duel très serré face à Edouard Phillipe (51 % contre 49 %), tandis que l’Ifop donne une avance plus nette à la candidate du RN (54 % contre 46).
Son éligibilité constitue la liberté des Français de choisir qui sera le prochain ou la prochaine locataire de l’Élysée
Se disant « heureuse qu’on rende aux Français leur liberté de votre et que la Cour lui rende son éligibilité », la patronne du Rassemblement national a redit son « désaccord » avec la justice qui l’a condamnée par deux fois pour détournement de fonds européens au profit de son parti. Cependant, la cour d’appel a réduit sa peine d’inéligibilité de cinq ans à 15 mois, lui permettant dès à présent de concourir à toute élection. Parallèlement, en ce qui a trait à sa condamnation à une peine sous bracelet électronique, la figure de l’extrême droite française disait « On ne peut pas faire campagne dans ces conditions ».
Par la suite, des réactions se multiplient, qualifiées la justice de « grande mansuétude », « délinquante condamnée ». Les réactions unanimes à gauche après la condamnation de Marine Le Pen.
« Nous nous sommes préparés, moi, à ce rôle éminent de président de la République dont les Français détiennent la clé » et Jordan Bardella à celui « non moins éminent de Premier ministre, qui nécessite beaucoup de volonté et beaucoup d’énergie », a-t-elle insisté.
En effet, la cheffe du Rassemblement national (RN, extrême droite) est arrivée dans la matinée sur un marché de La Flèche (centre), une commune dirigée depuis mars par son parti. Elle était accompagnée de Jordan Bardella, qui devait la remplacer en cas d’empêchement et sera son premier ministre si elle remporte l’élection présidentielle 2027.
« Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs », a-t-il lancé à la presse, assurant n’éprouver aucune « déception ». « Nous entrons tous les deux pour cette campagne présidentielle », a quant à elle déclaré la désormais quadruple candidate, tout sourire. « La cour d’appel m’a rendu mon éligibilité », s’est-elle réjouie, réaffirmant qu’elle est « innocente » des faits qui lui sont reprochés
En ce sens, on n’aura absolument pas tort si on dirait que la figure de l’extrême droite en France, la fille de Jean Marie Le Pen ne prêche pas par l’exemple pour avoir contredit sa propre parole, en se référant à sa déclaration datée de 2013, notamment le 5 avril « Je réclame l’inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l’occasion de leur mandat. Parce que j’ai une éthique, une morale, que je m’y tiens, et que moi quand je réclame l’éthique et la morale, je me l’applique à moi-même » (Marine Le Pen, 5 avril 2013).
En réalité, la réduction de l’inéligibilité de la patronne du Rassemblement national (RN) à 45 mois, dont 30 avec sursis, lui permet de se porter candidate. La quadruple candidate a aussi été condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique, mais a assuré qu’elle mènerait une campagne « sans » en se pourvoyant en cassation, car cet ultime recours suspend l’exécution de sa peine.
Or, la Cour de cassation, qui met généralement un an pour se prononcer, a indiqué qu’elle « pourrait » le faire « au plus tard début avril 2027 », alors que le premier tour de l’élection présidentielle doit se tenir le 18 avril 2027.
Simultanément, plusieurs dizaines de manifestants venus l’accueillir à La Flèche, dont certains agitant des drapeaux La France Insoumise (gauche radicale), ont clamé « pas de délinquants au gouvernement » et « mains sales, tête basse ». En se lançant malgré sa condamnation, Mme Le Pen, qui avait réclamé par le passé une inéligibilité « à vie » des politiques condamnés pour de tels faits, s’expose aux critiques de ses adversaires. « Je ne joue pas la montre, je suis une citoyenne qui use de ses droits », a-t-elle clamé mercredi.
Alors que l’avocate et la cheffe du RN, Marine Le Pen, qui a joué son va-tout en décidant d’être candidate à l’élection présidentielle en France malgré sa condamnation en appel, a lancé mercredi sa campagne avec un premier déplacement houleux, clamant son « innocence » face aux critiques de ses adversaires.
En revanche, mardi 7 juillet 2026, la cour d’appel a déclaré Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d’une « organisation » pour salarier au titre d’assistants parlementaires d’eurodéputés des personnes qui travaillent en réalité pour le parti. Sur les contrats litigieux d’assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d’appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d’euros entre 2004 et 2016.
Une cheffe d’État à l’Élysée en portant un bracelet électronique ? De fait, la Cour de cassation se prononcera en janvier sur un point de droit soumis par les avocats de Marine Le Pen et non pas sur le fond du dossier. Soit elle estime que le droit n’a pas été respecté ou qu’il y a un problème juridique, la Cour de cassation peut à ce moment-là casser l’arrêt de la cour d’appel et renvoyer le dossier vers une nouvelle juridiction pour un nouveau procès, ce qui permet à la cheffe de file du RN de gagner du temps.
Dans la mesure où l’arrêt serait jugé conforme, donc le pourvoi est rejeté et la peine de la cour d’appel s’applique. D’un autre côté, dans ce second scénario, si Marine Le Pen reste candidate, elle devra terminer sa campagne présidentielle avec un bracelet électronique et l’aurait même à l’Élysée en cas d’élection. Ce jour-là, mardi 7 juillet 2026 dans la soirée, désormais la quadruple candidate du Rassemblement national continue de clamer son innocence et affirme : « Il n’y a plus de scénario où je ne pourrais pas me présenter. Les Français seront juges, ils auront la liberté de choisir ».
RÉFÉRENCES
https://www.bfmtv.com › “Je ne changerai pas d’avis”: condamnée en appel mais éligible, Marine Le Pen confirme être candidate à l’élection présidentielle 2027/consulté le samedi 11 juillet 2026.
https://www.20minutes.fr › Présidentielle 2027 : Que disent les premiers sondages sur Marine Le Pen après sa condamnation en appel ?/consulté le samedi 11 juillet 2026.
https://www.lapresse.ca › Élection présidentielle en France | Malgré sa condamnation, Marine Le Pen lance sa campagne/consulté le samedi 11 juillet 2026.
https://www.radiofrance.fr › Présidentielle : quel est le “pari” de Marine Le Pen avec son pourvoi en cassation ?/consulté le samedi 11 juillet 2026.
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