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Alors que le Moyen-Orient vient de traverser une dangereuse escalade de tirs croisés entre Israël et l’Iran, brisant le statu quo issu du cessez-le-feu d’avril, Donald Trump tape du poing sur la table. Interpellé par la presse internationale après avoir exigé l’arrêt immédiat des hostilités, Donald Trump s’est montré catégorique sur Sky News : l’embrasement total sera évité. Il affirme avec assurance qu’un retour à la guerre ouverte n’aura pas lieu, malgré un enchaînement de représailles qui a fait vaciller la région.
Donald Trump a imposé son veto aux deux belligérants. Selon ses propres déclarations, son injonction a fonctionné, puisque Téhéran et Tel-Aviv ont annoncé la suspension de leurs opérations. « Tout se passe très bien. L’Iran fait ce qu’il a à faire », a-t-il affirmé pour rassurer les marchés et l’opinion internationale.
La diplomatie américaine marche sur des œufs. Interrogé par le journaliste James Matthews pour la Chaîne Télévisée Sky News, pour savoir si les États-Unis soutiendraient Israël en cas de nouvelle réplique non autorisée, Trump a éludé la question avant de mettre fin abruptement à l’entretien. Un silence radio qui trahit la complexité des relations entre Washington et son allié historique.
Le point de rupture de cette crise s’est joué à Beyrouth. En réponse à des tirs du Hezbollah dans le nord de son territoire, l’armée israélienne a frappé Dahiyeh, la banlieue sud de la capitale libanaise et bastion du groupe chiite. Une ligne rouge franchie au mépris des avertissements initiaux de Washington.
L’attaque sur Beyrouth a activé la clause de réciprocité promise par la République islamique. En ciblant directement le sol israélien, l’Iran a mis fin à des semaines de guerre de procuration, replongeant le duo Israël-USA dans un affrontement frontal qui n’avait pas été vu depuis le cessez-le-feu d’avril.
Si Donald Trump affiche une confiance absolue, le calme précaire qui règne au Proche-Orient ressemble davantage à une trêve armée qu’à une paix durable. En raccrochant au nez des journalistes face aux questions dérangeantes, le locataire de la Maison-Blanche rappelle que dans cette guerre de 101 jours, la frontière entre la maîtrise diplomatique et le chaos régional reste extrêmement ténue.
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