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Au Moyen-Orient depuis quelques temps, dans la guerre israélo-américaine contre la République islamique d’Iran, après le cessez-le-feu annoncé récemment, une accalmie constatée après la rencontre inachevée au Pakistan entre les représentants des États-Unis et ceux des Gardiens de la Révolution du régime iranien, mais toujours fragile. Le risque de l’escalade est visible et réel, surtout avec la reprise des hostilités où les Émirats Arabes Unis se retrouvent dans le viseur de l’Iran. Les impacts de la guerre sur la plus grande ville Dubaï des EAU et une flambée des prix du carburant en raison du double blocus dans le détroit d’Ormuz jusqu’à date ne fait qu’empirer la crise énergétique au niveau mondial.
Ce lundi 4 mai 2026 marque un tournant dans cette guerre au Moyen-Orient qui dure déjà trop. Avec le cessez-le-feu annoncé et respecté des deux côtés, le monde ne s’attendait peut-être pas aussi vite que le pays agressé allait attaquer les EAU. L’iran a attaqué les Émirats arabes unis via des tirs de missiles et des drones. Depuis plus d’un mois, ce sont les premières frappes dans un pays du Golfe. Ainsi, aux Émirats arabes unis, le site pétrolier de Fujaïrah a été touché par un drone et quatre missiles ont visé ce pays du Golfe, qui dénonce une escalade dangereuse. Par ailleurs, l’Iran, par la voix des Gardiens de la Révolution, profère de nouvelles menaces. Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril dernier, ce sont les premières attaques.
Le pays a pour nom officiel : État des Émirats arabes unis, c’est une fédération d’émirats où chaque émirat est gouverné par un émir, le pouvoir est héréditaire. Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan est non seulement le chef de l’Etat, mais aussi Président de la Fédération et Émir d’Abou Dabi (depuis le 14 mai 2022).
Selon les données géographiques, la superficie est de 82.880 km2, la capitale fédérale est Abou Dabi. Les Émirats sont ainsi nommés : Abou Dabi, Dubaï, Sharjan, Oumm al Quwaïn, Ajman, Ras el Khaïmah, Fujaïrah. Sont les villes principales : Dubaï (3.3 millions), Abou Dabi (3.2 millions), Sharjah (1.5 million). Une population de 9.5 millions d’habitants en 2022 (dont 11.5% de nationaux).
L’arabe c’est la langue officielle. Les autres langues parlées sont : anglais, hindi, ourdou, tagalog, persan. Pour la monnaie : dirham émirien (1AED = 0.25 euros en septembre 2024).
En effet, la date de la fondation de la Fédération des Émirats arabes unis (EAU) est le 2 décembre 1971 lors du départ des Britanniques. Elle est constituée de sept émirats (dominés par ceux d’Abou Dabi et de Dubaï). Un conseil suprême réunit les sept émirs. Ainsi, le Conseil national fédéral, composé de 40 membres, pour moitié élus par un corps électoral successivement élargi en 2011 (135 000 grands électeurs), 2015 (225 000 grands électeurs) et 2019 (337 000 grands électeurs, fait fonction de « Parlement » au rôle consultatif. Depuis 2019, il est composé à 50% de femmes, en application d’un décret présidentiel de décembre 2018 y introduisant l’obligation de parité.
Dubaï était avant le début de la guerre, une oasis de stabilité pour les investisseurs, les expatriés et les touristes. Une bulle de paix au luxe tapageur, instrument de soft power entretenu par l’Émirat depuis 25 ans.
« Je n’aurais jamais pensé vivre ce genre de choses », lance Mohammad al Hammadi le patron d’une boulangerie d’inspiration française. Il vend ses pâtisseries, ses pains au chocolats, ses croissants et même, ses sablés bretons, à des restaurants haut de gamme de Dubaï. Entretemps, depuis le début des frappes iraniennes en représailles à la guerre israélo-américaine, l’activité de son commerce “a chuté de 60%”.
En même temps, au souk de l’or, l’ébullition habituelle laisse place au vide. Le patron m’a dit : « Si ça continue comme ça, on ne pourra pas te payer ton salaire, tu peux repartir », s’inquète Jamal, à l’entrée d’une boutique remplie de parfums et d’épices.
D’un autre côté, le secteur immobilier commence, lui aussi, à ressentir les effets de ce conflit. « Là c’est les soldes à Dubaï », plaisante Hugo Manuguerra qui a monté une société de gestion de patrimoine immobilier. C’est aussi ça, en temps de crise, on profite des opportunités. Les clients négocient tout. En disant « bah écoutez, la situation est incertaine, je vous offre bien en dessous du prix d’achat et est-ce que ça vous intéresse ou pas » ? Après, je pense que, comme dans toute crise, si vous vendez, vous allez perdre. Mais si êtes patient, vous allez être gagnant. Le consensus aujourd’hui, c’est on va attendre, rapporte-t-il.
Dimanche 3 mai 2026, le locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, a annoncé l’opération « Project Freedom », en vue de rétablir la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz. Au lendemain, lundi 4 mai, un regain de tensions était constaté entre les forces iraniennes et américaines. Depuis deux mois l’économie mondiale se retrouve suspendue en raison de cette escalade symptomatique de la gestion de plus en plus bicéphale du passage maritime stratégique.
Selon le commandement central des Etats-Unis (CentCom), deux destroyers lance-missiles de l’US Navy, des énormes bâtiments de guerre américains, ont ainsi réussi à entrer dans le golfe Arabo-persique, mardi, après avoir franchi le détroit. Ils ont de ce fait, permis à deux navires marchands battant pavillon américain de passer. Or, cette forme d’escorte de luxe a été qualifiée d’« aventurisme militaire » par l’Iran.
Alors que la percée américaine a eu pour conséquence de mettre en péril le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le début du mois d’avril, les États-Unis ont affirmé avoir détruit, lundi, six embarcations iraniennes avec lesquelles Téhéran conduit traditionnellement ses attaques navales. Parallèlement, des missiles de croisière et des drones auraient aussi été interceptés. De leur côté, les Émirats arabes unis, alliés des États-Unis, ont dit avoir contré 12 missiles balistiques, trois missiles de croisière et quatre drones. En clair, l’un d’eux a causé un important incendie sur le site pétrolier de Foujera, ont-ils indiqué.
L’ensemble du Moyen-Orient est de nouveau à deux doigts de s’embraser. De fait, la trêve entre les États-Unis et l’Iran a encore été fragilisée lundi par des accrochages entre les belligérants autour du stratégique détroit d’Ormuz et la reprise de tirs de l’Iran vers un de ses voisins du Golfe, les Émirats arabes unis.
Le pétrole flambe encore en raison de ces nouvelles attaques qui ont ravivé les craintes des marchés, où les coûts du pétrole ont bondi. Lundi, le baril de Brent, référence internationale, a ainsi clôturé à 114,44 dollars, soit une hausse de 5,8 %.
De plus, le site pétrolier de Fujaïrah, l’un des rares accessibles dans la région sans passer par le détroit, a été ciblé par un drone qui a provoqué un incendie. Les Émirats ont également annoncé avoir été visés par quatre missiles de croisière « lancés depuis l’Iran ». En bref, un pétrolier de la compagnie pétrolière nationale Adnoc a aussi été ciblé par deux drones iraniens. Le pays a dénoncé « une escalade dangereuse », se réservant le droit de riposter.
Cependant, la télévision d’Etat iranienne a assuré que la République islamique « n’avait aucun projet de cibler les Emirats, citant un haut gradé non identifié. Cet officier a dénoncé les conséquences de « l’aventurisme militaire américain », en référence à l’opération visant à débloquer des navires piégés dans le Golfe par la fermeture d’Ormuz.
« Les événements à Ormuz démontrent qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a pour sa part affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur X. Il a exhorté les Etats-Unis à priviligier la voie du de la médiation du Pakistan, les mettant en garde contre le risque de se laisser « entraîner dans un bourbier ».
Les divergences restent de fait, importantes entre les deux pays, et les tentatives de relancer les négociations ont jusqu’à présent échoué, malgré une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril 2026. Par ailleurs, Téhéran a indiqué dimanche avoir reçu une réponse de Washington, qui n’a pas été rendue publique, à sa dernière proposition de règlement.
RÉFÉRENCES
https://www.franceinfo.fr › La crainte d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient/consulté le mardi 5 mai 2026.
https://www.diplomatie.gouv.fr › Présentation des Émirats arabes unis/consulté le mercredi 6 mai 2026.
https://www.radiofrance.fr › A Dubaï, la guerre commence à avoir des conséquences économiques, mais les habitants se montrent confiants/consulté le mercredi 6 mai 2026.
https://www.lemonde.fr › Comment les États-Unis et l’Iran contribuent au double blocage/consulté le mercredi 6 mai 2026.
https://www.20minutes.fr › Guerre au Moyen-Orient : Etats-Unis et Iran au bord de l’embrasement avec l’escalade au détroit d’Ormuz/consulté le mardi 5 mai 2026.
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