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Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio s’apprête à atterrir à Rome pour une mission de désamorçage diplomatique jeudi 7 mai 2026, Donald Trump a jeté un nouveau pavé dans la mare. En accusant Léon XIV de complaisance envers l’arsenal nucléaire iranien, le président américain porte la crise avec le Saint-Siège à un point de rupture historique, forçant le souverain pontife à une mise au point musclée.
Lors d’un entretien avec Hugh Hewitt, le président a affirmé que le Pape jugeait “parfaitement acceptable” que Téhéran dispose de la bombe, arguant que cette posture mettait en danger les 1,4 milliard de catholiques.
Depuis Castel Gandolfo, Léon XIV a invité le président à le critiquer “avec vérité”, réitérant que l’Église s’oppose à toutes les armes nucléaires depuis des décennies.
Le secrétaire d’État tente de requalifier les propos de Trump en “préoccupations sécuritaires” pour sauver l’audience prévue jeudi, tout en traitant des dossiers brûlants comme l’aide à Cuba et la liberté religieuse.
Cette joute fait suite à des attaques d’avril où Trump qualifiait le pontife né à Chicago de “faible” et “désastreux”, tandis que Léon XIV dénonçait à demi-mot les “tyrans” finançant les guerres.
Au-delà de la rhétorique nucléaire, c’est une vision du monde qui s’affronte. D’un côté, une Maison-Blanche qui prône la “pression maximale” et voit dans la diplomatie papale une entrave à ses intérêts sécuritaires. De l’autre, un Pape qui refuse de laisser le nom de Dieu cautionner la guerre et qui s’érige en rempart contre l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Il tente de minimiser l’impact de ces échanges en parlant de simples “désaccords entre nations”. Pourtant, le malaise est palpable au sein de l’électorat catholique américain, profondément divisé par ces attaques frontales contre l’autorité spirituelle de Rome.
Jeudi, lorsque Marco Rubio franchira les portes du Palais Apostolique, il ne portera pas seulement le message diplomatique des États-Unis, mais aussi le poids des invectives de son président.
Il reste à savoir si la “fraternité” invoquée par les diplomates suffira à masquer le bruit des ponts que Donald Trump semble s’efforcer de rompre.
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