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Au 91e jour de la guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran, le Moyen-Orient demeure plongé dans une situation particulièrement instable. Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, les tensions persistent et les affrontements continuent sur plusieurs fronts, alimentant les craintes d’une nouvelle escalade régionale.
Alors que Washington et Téhéran poursuivent leurs discussions, un éventuel accord visant à prolonger de 60 jours le cessez-le-feu serait en cours de négociation. Ce projet porterait notamment sur la reprise des discussions relatives au programme nucléaire iranien. Toutefois, l’accord n’aurait pas encore reçu l’approbation définitive de la Maison-Blanche.
Parallèlement, les tensions demeurent vives entre Israël et le Hezbollah au Liban. Trois mois après le début du conflit, un accord global mettant fin aux hostilités se fait toujours attendre.
Le mercredi 27 mai 2026, l’Iran a estimé peu probable une reprise généralisée de la guerre avec les États-Unis, alors que les deux pays poursuivent leurs efforts diplomatiques pour parvenir à un règlement du conflit.
Le jeudi 28 mai 2026, des sources américaines ont indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) que les États-Unis et l’Iran avaient établi un cadre d’accord susceptible de conduire à la fin des hostilités. Cependant, ce document n’aurait pas encore été validé par le président américain.
Déclenchée le 28 février 2026 par une offensive israélo-américaine contre l’Iran, cette guerre a provoqué des milliers de morts et d’importantes perturbations économiques. Le conflit a notamment contribué à la hausse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, en raison des tensions entourant le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce international des hydrocarbures.
Alors que les négociations semblaient menacées, plusieurs sources à Washington ont évoqué un accord prévoyant une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Cet accord nécessiterait toutefois l’approbation finale du président américain.
De son côté, l’agence iranienne Tasnim, citant une source proche des négociations, a contesté ces informations. « Cela est faux et le texte n’est pas encore finalisé », a-t-elle affirmé.
Cette annonce intervient après des échanges de frappes survenus dans la nuit de mercredi à jeudi, les affrontements les plus importants enregistrés depuis l’entrée en vigueur de la trêve.
Selon le média américain Axios, le projet d’accord ne réglerait pas immédiatement la question du programme nucléaire iranien, qui ferait l’objet de discussions ultérieures. Il comprendrait toutefois un engagement de Téhéran à ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire.
Sur le front libanais, Israël a poursuivi ses offensives militaires et élargi sa « zone de combat », malgré les efforts diplomatiques en cours.
La fin des affrontements avec le Hezbollah, mouvement soutenu par l’Iran, demeure l’une des principales exigences de Téhéran dans le cadre des discussions avec Washington.
Le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les négociations progressaient favorablement.
« Nous sommes en train de négocier certaines formulations. Nous avons réalisé beaucoup de progrès », a-t-il déclaré aux journalistes.
« Nous espérons poursuivre dans cette voie et permettre au président d’approuver l’accord, mais cela reste à déterminer », a-t-il ajouté.
Selon Axios, les États-Unis et l’Iran seraient parvenus à un accord de principe comprenant une prolongation de la trêve de 60 jours ainsi que l’ouverture de négociations portant sur l’uranium enrichi iranien.
Toutefois, ce projet doit encore recevoir l’approbation du président Donald Trump avant son entrée en vigueur.
Plusieurs points continuent de diviser les deux parties. L’Iran réclame notamment le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs gelés à l’étranger. Concernant le dossier nucléaire, Téhéran refuse toujours tout transfert de son stock d’uranium enrichi hors du territoire national, alors que Washington exige sa destruction.
Selon Axios, citant deux responsables américains, le projet d’accord garantirait un accès illimité au détroit d’Ormuz.
En contrepartie, certaines sanctions américaines pourraient être suspendues, permettant à l’Iran de reprendre ses exportations pétrolières et de bénéficier d’un allègement des restrictions économiques.
L’analyste Andreas Lipkow, de CMC Markets, appelle toutefois à la prudence.
« Combien de fois un compromis a-t-il semblé à portée de main avant d’échouer ? Ce n’est qu’une fois l’accord signé que les investisseurs pourront réellement se repositionner », a-t-il estimé.
Par ailleurs, selon un responsable américain, les États-Unis ont abattu quatre drones iraniens dans la nuit de mercredi à jeudi, affirmant qu’ils représentaient une menace pour la sécurité autour du détroit d’Ormuz. Une installation située à Bandar Abbas aurait également été frappée afin d’empêcher le lancement d’un cinquième appareil.
En réaction, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir visé une base américaine, sans préciser son emplacement exact.
La guerre continue également d’affecter l’économie mondiale.
Selon des données publiées le 28 mai 2026 par l’Association du transport aérien international (IATA), le trafic mondial de passagers a reculé de 3,4 % en avril par rapport à la même période de l’année précédente.
Le taux moyen de remplissage des avions a également diminué de 0,4 point pour s’établir à 83,1 %.
Cette baisse contraste avec les prévisions optimistes formulées quelques semaines plus tôt par le directeur général de l’IATA, Willie Walsh, qui anticipait une saison estivale dynamique.
Les compagnies aériennes restent confrontées à plusieurs difficultés : hausse persistante du prix du carburant, perturbations régionales et incertitudes pesant sur les voyageurs.
Malgré les efforts diplomatiques, les tensions demeurent importantes.
À Téhéran, plusieurs habitants font part de leurs inquiétudes face à l’évolution du conflit. Une habitante de la capitale, âgée de 62 ans, affirme être soulagée de voir sa fille avoir quitté le pays, décrivant une situation devenue particulièrement difficile.
Au Liban, au moins 17 personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes menées dans le sud du pays ainsi qu’à proximité de Beyrouth.
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a dénoncé une escalade des violences malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril.
Les États-Unis ont également adressé une mise en garde à Oman.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que Washington pourrait imposer des sanctions au sultanat si celui-ci coopérait avec l’Iran dans le contrôle du détroit d’Ormuz.
« Le gouvernement des États-Unis ne tolérera aucune tentative visant à instaurer un système de péage dans le détroit d’Ormuz », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé ces propos, les qualifiant de dangereux, tout en saluant le rôle constructif joué par Oman dans les efforts diplomatiques régionaux.
Dans un message diffusé à l’occasion de l’anniversaire du Parlement iranien, le guide suprême Mojtaba Khamenei a accusé les États-Unis et Israël de chercher à affaiblir l’Iran.
Selon lui, les pressions militaires, économiques et politiques exercées contre son pays visent à provoquer la division interne et à affaiblir la nation iranienne.
Le dirigeant a appelé les Iraniens à préserver leur unité et leur cohésion face aux défis actuels.
Selon l’ambassadeur israélien aux Nations Unies, Danny Danon, l’Organisation des Nations Unies aurait décidé d’inscrire Israël sur une liste concernant les violences sexuelles commises dans les zones de conflit.
Le diplomate israélien a dénoncé une décision qu’il juge politique et déconnectée de la réalité.
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, a également qualifié cette initiative de « honteuse et absurde ».
À ce stade, l’ONU n’a toutefois pas officiellement confirmé cette information.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé à une intensification des frappes contre le Hezbollah après la mort d’une soldate israélienne.
Selon lui, Israël doit répondre avec fermeté aux attaques menées contre ses forces armées.
Ces déclarations interviennent alors que l’armée israélienne poursuit ses opérations dans plusieurs secteurs du Liban.
La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a estimé qu’une poursuite du conflit ne servirait les intérêts d’aucune des parties concernées.
Lors d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Chypre, elle a déclaré que la région se trouvait actuellement dans une zone extrêmement dangereuse entre la guerre et la paix.
Selon elle, la priorité doit être donnée aux efforts diplomatiques afin d’éviter une reprise généralisée des hostilités.
Alors que les discussions se poursuivent entre Washington et Téhéran, le Moyen-Orient demeure suspendu à l’issue des négociations. Malgré plusieurs avancées diplomatiques, les affrontements sur le terrain rappellent la fragilité du cessez-le-feu et les risques permanents d’une nouvelle escalade régionale.
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