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Le gouvernement haïtien, via une Task Force, utilise des drones kamikazes pour contrecarrer les gangs dans la capitale depuis début mars. Ces engins explosifs, extrêmement dangereux, ont déjà fait des dizaines de morts et de blessés dans des zones contrôlées par la coalition de gangs dénommée « Viv Ansanm », selon plusieurs médias locaux. Pourtant, aucun chef de bande n’a été neutralisé, et aucun véritable bastion criminel n’a été démantelé depuis l'emploi de cette nouvelle stratégie.

La corruption sexuelle est un phénomène inquiétant qui touche de nombreux secteurs de la société haïtienne. Les écoles et les universités ne sont malheureusement pas exemptes. Dans ces institutions censées être des bastions d'apprentissage et d'égalité, la corruption sexuelle prend la forme de pressions exercées par des figures d'autorité, comme des professeurs ou des membres du personnel administratif, pour obtenir des faveurs sexuelles en échange de notes, de promotions ou de soutiens académiques.

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux en Haïti sont devenus un espace où les jeunes s'expriment librement, partagent leurs expériences et s'informent. Toutefois, une tendance inquiétante s'est installée : la glorification de contenus prônant des comportements destructeurs. Des vidéos mettant en avant la violence des gangs, d'autres où des jeunes filles se dénudent publiquement, comme le tristement célèbre challenge «Deran vin bay», et une obsession pour des sujets qui ne contribuent en rien à l'élévation intellectuelle ou morale du pays, pullulent sur les plateformes numériques.

Les universités d’État d’Haïti, autrefois bastions du savoir et de la réflexion, sombrent aujourd’hui sous l’emprise des gangs armés. L’Institut d’Études et de Recherches en Sciences Humaines et Appliquées (IERHA), l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI), la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), l’École Normale Supérieure (ENS), l’École Nationale des Arts (ENARTS), la Faculté des Sciences (FDS), ainsi que les facultés de médecine, d’ethnologie, d’odontologie et d’infirmerie ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Face à cette dégradation alarmante, la question se pose : où sont passés nos savants ?

Le journalisme haïtien, bien qu’essentiel au fonctionnement démocratique du pays, est aujourd’hui en péril. Pris entre des enjeux économiques, politiques et technologiques, il peine à remplir pleinement sa mission d’information. Cette crise structurelle ne se limite pas seulement aux difficultés financières des professionnels du secteur, mais s’étend à des problématiques plus profondes comme l’absence de régulation efficace, la montée de la désinformation et la précarisation croissante des journalistes.