Copyright 2026
Top Média Haïti

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux en Haïti sont devenus un espace où les jeunes s'expriment librement, partagent leurs expériences et s'informent. Toutefois, une tendance inquiétante s'est installée : la glorification de contenus prônant des comportements destructeurs. Des vidéos mettant en avant la violence des gangs, d'autres où des jeunes filles se dénudent publiquement, comme le tristement célèbre challenge «Deran vin bay», et une obsession pour des sujets qui ne contribuent en rien à l'élévation intellectuelle ou morale du pays, pullulent sur les plateformes numériques.

Les universités d’État d’Haïti, autrefois bastions du savoir et de la réflexion, sombrent aujourd’hui sous l’emprise des gangs armés. L’Institut d’Études et de Recherches en Sciences Humaines et Appliquées (IERHA), l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI), la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), l’École Normale Supérieure (ENS), l’École Nationale des Arts (ENARTS), la Faculté des Sciences (FDS), ainsi que les facultés de médecine, d’ethnologie, d’odontologie et d’infirmerie ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Face à cette dégradation alarmante, la question se pose : où sont passés nos savants ?

Le journalisme haïtien, bien qu’essentiel au fonctionnement démocratique du pays, est aujourd’hui en péril. Pris entre des enjeux économiques, politiques et technologiques, il peine à remplir pleinement sa mission d’information. Cette crise structurelle ne se limite pas seulement aux difficultés financières des professionnels du secteur, mais s’étend à des problématiques plus profondes comme l’absence de régulation efficace, la montée de la désinformation et la précarisation croissante des journalistes.

![]()
Le 8 mars, baptisé journée internationale des droits des femmes, est un moment où, partout dans le monde, l’on se réunit pour célébrer les progrès réalisés dans la lutte pour l’égalité des genres et pour dénoncer la violence faite aux…

![]()
Depuis mi-février, de jeunes internautes haïtiens, Tiktokers en particulier, se livrent à un challenge dénommé « Deran m vin bay », où ils publient des vidéos à nu. Une énième réalité qui remet en question la dignité des jeunes Haïtiens…