Du 25 au 28 septembre 2026, le pape Léon XIV a effectué une visite apostolique de quatre jours en France, marquée par des rassemblements populaires, des rencontres officielles et des prises de parole sur la foi, la jeunesse, l’intelligence artificielle et les enjeux éthiques contemporains. De Paris à Lourdes, jusqu’à Metz, ce déplacement a mobilisé les fidèles catholiques et les autorités françaises.

 

Une arrivée à Paris sous haute sécurité

 

Le vendredi 25 septembre 2026, le pape Léon XIV est arrivé à l’aéroport de Paris-Orly, où il a été accueilli dans le cadre de sa première visite apostolique officielle en France depuis le début de son pontificat. Le souverain pontife a ensuite rencontré le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée, avant de s’adresser aux autorités françaises, aux représentants de la société civile et au corps diplomatique. Son programme prévoyait également une visite au siège de l’UNESCO et une célébration des vêpres à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Cette première journée a été marquée par une forte mobilisation populaire. Selon le Saint-Siège, environ 300 000 personnes se sont rassemblées le long du parcours reliant le siège de l’UNESCO à Notre-Dame et aux abords de la cathédrale. Le pape a notamment été accueilli par des fidèles venus de différents horizons, certains espérant apercevoir celui qui dirige l’Église catholique depuis mai 2025.

 

L’intelligence artificielle et les enjeux éthiques au cœur des échanges

 

Au cours de son séjour, Léon XIV a abordé plusieurs questions qui traversent les sociétés contemporaines, notamment les transformations numériques, les défis liés à l’intelligence artificielle, la place de la religion dans l’espace public et les enjeux éthiques associés aux progrès scientifiques.

 

Lors de sa rencontre avec les autorités françaises à l’Élysée, le souverain pontife a également évoqué la laïcité, rappelant l’importance du dialogue entre les convictions religieuses et les institutions publiques. Ses interventions ont donné lieu à des échanges sur les relations entre l’Église et l’État dans une République française attachée au principe de laïcité.

 

La protection des enfants et des jeunes face aux nouvelles technologies figurait également parmi les préoccupations soulevées pendant cette visite. Le développement de l’intelligence artificielle pose notamment des questions relatives à l’éducation, à la liberté de pensée et à la capacité de discernement des nouvelles générations.

 

Une veillée avec 80 000 jeunes au Stade de France

 

Le vendredi 25 septembre, le pape a terminé sa première journée par une veillée de prière organisée au Stade de France, à Saint-Denis. Selon les informations rapportées par Le Monde, environ 80 000 jeunes ont pris part à ce rassemblement, qui associait témoignages, séquences théâtrales, musique et célébration spirituelle.

 

S’adressant aux participants, Léon XIV a exprimé sa reconnaissance pour leur présence, leur courage et leur foi. Cette rencontre a constitué l’un des temps forts de son déplacement, en mettant l’accent sur la place de la jeunesse dans la vie de l’Église et sur les défis auxquels elle est confrontée.

 

Le rassemblement a également illustré la volonté des organisateurs de proposer un événement associant expression culturelle et spiritualité, dans un contexte où les questions de transmission de la foi et d’engagement des jeunes occupent une place importante dans les débats religieux en France.

 

Un déplacement évalué à 27 millions d’euros

 

La visite du souverain pontife a également soulevé des questions concernant son financement. Selon les estimations rapportées par plusieurs médias, le coût global du déplacement était évalué à environ 27 millions d’euros. L’organisation de rassemblements de grande ampleur nécessite en effet des moyens logistiques importants, notamment pour les installations temporaires, les équipements techniques, l’accueil du public et la coordination des dispositifs de sécurité.

 

Le financement de ce type de déplacement doit toutefois être examiné en distinguant les dépenses prises en charge par les organisateurs religieux et celles relevant des missions de l’État. La protection du souverain pontife et la sécurisation de l’espace public mobilisent les services publics, tandis que les dépenses liées à l’organisation des célébrations relèvent notamment des structures ecclésiastiques concernées.

 

La question du financement des événements religieux dans un pays attaché à la séparation des Églises et de l’État s’inscrit ainsi dans un débat plus large sur la laïcité, la gestion des rassemblements publics et la répartition des dépenses entre les organisateurs et les pouvoirs publics.

 

De Lourdes à Metz, une visite ponctuée de rassemblements

 

Après les étapes parisiennes, le pape Léon XIV s’est rendu à Lourdes, haut lieu de pèlerinage catholique, où il a rencontré des responsables de l’Église et participé aux activités inscrites à son programme pastoral. Cette étape a permis de replacer la dimension spirituelle du déplacement au centre de son séjour français.

 

Le lundi 28 septembre, le souverain pontife a conclu sa visite à Metz, en Moselle. La célébration organisée à la cathédrale Saint-Étienne a constitué l’un des derniers temps forts de ce voyage. Selon les comptes rendus de presse, des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées dans la ville pour assister à son passage.

 

Au terme de ces quatre jours, le pape a adressé un message de remerciement aux fidèles français, les invitant à poursuivre leur cheminement dans un esprit de fraternité et de paix.

 

Cette visite aura été marquée par la mobilisation des communautés catholiques, les échanges avec les autorités françaises et les interventions du souverain pontife sur des questions religieuses, sociales et technologiques. Elle a également remis en lumière les relations entre la foi, la société contemporaine et les institutions publiques dans un pays où la laïcité demeure un principe fondamental de l’organisation républicaine.