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Dans plusieurs coins de marchés à travers Haïti, une pratique alarmante met en péril la santé des consommateurs : la vente de viandes de poulet avariées, lavées à l’eau de Javel ( Clorox ) pour leur redonner apparence et odeur acceptables. Ce procédé, aussi dangereux qu’illégal, est pourtant devenu une méthode courante pour écouler des viandes avariées dans des conditions d’hygiène déplorables.
Une résidente d’un quartier populaire raconte avec indignation une scène choquante à laquelle elle a assisté depuis la fenêtre de sa chambre. « L’odeur était insupportable, ça envahissait tout le quartier. « Quand j’ai regardé dehors, j’ai vu une marchande en train de laver de la viande de poulet avec un liquide qui ressemblait à de l’eau de Javel. » Ce témoignage n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, révélateurs de la négligence dans la chaîne de distribution alimentaire.
Sergeline Nazulus, une infirmière, tire la sonnette d’alarme : « Cette pratique est nocive pour la santé. Elle peut causer de graves dommages à l’appareil digestif, surtout chez les enfants et les personnes âgées. » Une affirmation qui renforce l’urgence d’agir face à ce fléau sanitaire.
Sur les étals de nombreux marchés, des viandes sont exposées à l’air libre, sans aucune protection, attirant une nuée de mouches et devenant un terrain fertile pour les bactéries. Les conditions de conservation sont quasi inexistantes, et les mesures sanitaires sont souvent ignorées.
Malgré l’évidence de cette situation critique, les autorités compétentes, notamment le Ministère du Commerce et de l’Industrie, brillent par leur silence. Aucune campagne de contrôle rigoureuse n’est menée, et les commerçants malhonnêtes opèrent en toute impunité.
Cette absence de régulation alimente une économie informelle où la santé des citoyens consommateurs est sacrifiée au profit du gain rapide.
La population, souvent contrainte par des moyens financiers limités, se retrouve piégée, consommant parfois des produits dangereux sans en avoir conscience. Pourtant, les conséquences peuvent être graves : intoxications alimentaires, infections bactériennes, voire complications pouvant entraîner la mort.
Plusieurs personnes interviewées dans le cadre de ce travail condamnent cette pratique et insistent sur le fait que ce fléau ne peut plus être ignoré. Protéger la santé publique exige une réponse immédiate, structurée et ferme. Tant que rien n’est fait, les marchés resteront des zones à risque où le poison se vend au prix de la survie, selon leurs dires.
Journaliste rédacteur, avocat au barreau de Petit-goâve, Psycho-énergéticien.
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