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Dans un contexte national fragilisé par l’insécurité, l’informalité et l’anarchie dans le secteur motorisé, le gouvernement haïtien lance un signal fort d’espoir ce 8 juillet 2025. Pour la première fois depuis des décennies, une initiative structurée et multisectorielle vise à encadrer la circulation des motos en Haïti.
Réunis autour d’une même table, plusieurs institutions clés, la DCPJ, la DCPR, le BLVV, la DGI ainsi que des concessionnaires de motos, s’unissent pour lancer un programme ambitieux de régulation et d’identification des deux-roues.
Le directeur général de l’OAVCT, Pierre Jean Raymond André, se montre déterminé :
« Nous voulons une circulation plus ordonnée, plus sécurisée. Ce programme vise à responsabiliser les propriétaires de motos tout en facilitant leur enregistrement légal. »
Ce projet prévoit :
– L’enregistrement fiscal obligatoire des motos auprès de la DGI
– La souscription d’une assurance OAVCT
– Des plaques d’immatriculation à jour et traçables
– Des contrôles renforcés par la Police nationale
Pour les forces de l’ordre, cette démarche est vitale. De nombreux délits, enlèvements et actes de banditisme sont aujourd’hui commis avec des motos non identifiées. Pour les autorités, réguler le secteur, c’est aussi réduire l’insécurité nationale.
Les concessionnaires se disent prêts à collaborer pleinement afin de favoriser l’entrée des motos dans un circuit formel, sécurisé et transparent.
Au-delà d’un simple projet administratif, cette initiative représente l’espoir d’un ordre nouveau. Celui d’une circulation plus fluide, de citoyens plus responsables, et d’un État qui reprend peu à peu sa capacité à réguler.
Dans un pays où la moto est un outil de travail mais aussi un vecteur d’insécurité, cette réforme marque un changement rationnel et nécessaire pour construire un avenir plus stable.
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