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Depuis quelques jours, une rumeur circule sur les réseaux sociaux, avec des images à l’appui, affirmant qu’un dauphin aurait trahi et avalé une jeune femme de 24 ans, qui jouait avec lui, prenait soin de lui et s’entraînait à ses côtés. Pourtant, les sources de cette rumeur restent très floues : aucune date, aucun lieu précis, aucune déclaration officielle des autorités du pays concerné, et aucune information n’a été révélée sur le contexte de l’incident. Dès le départ, cette information manque donc cruellement de preuves solides.
De plus, aucun grand média international, n’a relayé cette histoire. Dans un monde où les faits majeurs sont rapidement couverts par la presse sérieuse, si un tel événement était vrai, il aurait fait la une des journaux. Le fait que cette nouvelle ne circule que sur les réseaux sociaux doit donc éveiller la méfiance de chacun.
Il est fort possible que les images associées à cette rumeur aient été créées à partir d’outils d’intelligence artificielle ou extraites de films de fiction. D’ailleurs, dans la deuxième image, on peut voir que la femme a six doigts, tandis que dans la troisième elle en a cinq. C’est une preuve tangible d’une erreur assez fréquente dans les images générées par IA.
Aujourd’hui, avec les progrès rapides de l’intelligence artificielle, il est devenu facile de créer de fausses informations, vidéos ou images à l’apparence très réaliste. Ces contenus mensongers se propagent très vite sur les réseaux sociaux, où les utilisateurs ont tendance à croire ce qu’ils voient ou lisent sans prendre le temps de vérifier. L’aspect émotionnel de l’histoire, un drame impliquant un animal emblématique, rend les internautes d’autant plus sensibles et prompts à partager.
Pour clarifier les choses, il existe bien une personne nommée Jessica Radcliffe, mais il s’agit d’une artiste basée au Royaume-Uni, sans aucun lien avec cette histoire fantaisiste. Cette confusion illustre à quel point les fake news peuvent s’appuyer sur des noms réels pour paraître crédibles.
Il est donc essentiel que chacun reste vigilant, ne relaye pas d’informations sans vérification, et s’appuie sur des sources fiables avant de partager une nouvelle, surtout quand celle-ci semble sensationnelle ou alarmante. La lutte contre la désinformation est une responsabilité collective.
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