Changement majeur au sommet de la sécurité intérieure américain après un remaniement de Donald Trump

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Le président Donald Trump a décidé de remplacer Kristi Noem à la tête de United States Department of Homeland Security (DHS), ce jeudi 5 mars 2026, après une audition houleuse au Capitole. Le sénateur de l’Oklahoma, Markwayne Mullin, est pressenti pour lui succéder. Parallèlement, Noem se voit confier un nouveau rôle diplomatique lié à une initiative de sécurité régionale baptisée “Shield of the Americas”.

Cette décision intervient seulement un jour après une audition particulièrement difficile de Noem au Capitole, où elle a été vivement interrogée par des élus des deux partis. Elle met fin à plusieurs mois de spéculations concernant l’avenir de la responsable, devenue l’un des visages les plus visibles de la politique migratoire et sécuritaire de l’administration Trump.

Un nouveau rôle diplomatique pour Kristi Noem

Si Kristi Noem quitte la direction du département, elle ne disparaît pas pour autant de l’appareil gouvernemental. Donald Trump a annoncé sa nomination à un nouveau poste diplomatique spécialement créé : envoyée spéciale pour le programme “Shield of the Americas” (Bouclier des Amériques).

Ce rôle, effectif à partir du 5 mars 2026, sera consacré à la coordination de la sécurité dans l’hémisphère occidental et au renforcement des partenariats régionaux en matière de lutte contre les menaces transnationales. Cette mission marque une réorientation de ses responsabilités vers la diplomatie sécuritaire et la coopération internationale.

Une polémique sur une campagne publicitaire à 220 millions de dollars

Le départ de Noem intervient dans un climat de controverse. Le président Trump a affirmé ne jamais avoir approuvé une campagne publicitaire de 220 millions de dollars lancée par le département de la Sécurité intérieure pour promouvoir les politiques de sécurité des frontières.

Dans une déclaration à Reuters, Trump a assuré qu’il « n’en avait jamais rien su », contredisant directement le témoignage de Noem devant le Congrès quelques jours plus tôt. Celle-ci avait affirmé que le président avait validé au préalable les publicités diffusées à l’échelle nationale.

Des contrats attribués sans appel d’offres

La campagne a suscité de fortes critiques au Capitole, notamment en raison des conditions d’attribution des contrats. Des parlementaires ont dénoncé l’absence de procédure d’appel d’offres compétitive.

Deux entreprises ont particulièrement attiré l’attention :

Safe America Media, créée seulement une semaine avant de recevoir un contrat de 143 millions de dollars ;

People Who Think, une société basée en Louisiane qui a obtenu 77 millions de dollars.

Certaines de ces sociétés seraient liées à des opérateurs politiques républicains de longue date, alimentant les soupçons de favoritisme.

Une communication jugée trop politique

Les publicités elles-mêmes ont également été critiquées. Elles mettaient largement en scène Kristi Noem dans des séquences très produites, dont certaines la montraient à cheval devant le célèbre monument du Mount Rushmore.

Pour plusieurs élus, ces images brouillaient la frontière entre communication gouvernementale et promotion politique, d’autant que Noem s’était imposée comme l’une des figures centrales de la politique migratoire musclée menée par Donald Trump.

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