Sommet Trump-Poutine : l’Europe prévient “pas de paix en Ukraine sans Kiev”

Bruxelles, 4 août 2025 | Les principaux dirigeants européens ont exhorté, à maintenir la pression militaire, économique et diplomatique sur la Russie, tout en réaffirmant leur soutien total à l’Ukraine. Cette déclaration intervient à quelques jours du sommet prévu le 15 août en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui suscite à Kiev la crainte d’un accord conclu sans l’Ukraine et à son détriment (AFP, Reuters).

L’absence remarquée de Zelensky au sommet

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, écarté de cette rencontre, a averti sur les réseaux sociaux : « Toute décision prise sans l’Ukraine serait une décision contre la paix ». Dans son discours quotidien, il a insisté sur « la fin honnête » qui doit être donnée au conflit et rappelé que l’armée russe occupe environ 20 % du territoire ukrainien (Service de presse présidentielle ukrainien).

Lors d’un échange avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, Zelensky a exhorté ses alliés à « définir une approche commune » face aux pourparlers en préparation.

Un front européen uni… pour l’instant

Dans leur communiqué commun, Emmanuel Macron, Giorgia Meloni, Friedrich Merz, Donald Tusk, Keir Starmer, Alex Stubb et Ursula von der Leyen ont affirmé :
« La voie de la paix en Ukraine ne peut être tracée sans l’Ukraine. »

Ils soutiennent une stratégie combinant « diplomatie active, soutien militaire et pression économique sur Moscou », saluant néanmoins « les efforts du président Trump pour arrêter le massacre » (Communiqué européen). Les dirigeants ont aussi réaffirmé leur attachement au principe de l’intangibilité des frontières et indiqué que la ligne de front actuelle devrait servir de base aux négociations.

Trump joue la carte de la négociation territoriale

Donald Trump a laissé entendre qu’un règlement pourrait inclure des échanges de territoires, sans donner de détails, affirmant simplement : « C’est compliqué ». Depuis son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, il a multiplié les appels avec Poutine mais ne l’a pas encore rencontré en personne. Le tête-à-tête du 15 août sera le premier depuis 2019, au Japon.

Moscou exige la cession par l’Ukraine de quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson), ainsi que la reconnaissance de l’annexion de la Crimée (2014). Elle réclame aussi l’arrêt des livraisons d’armes occidentales et le renoncement à l’adhésion à l’Otan. Des conditions jugées inacceptables par Kiev, qui demande le retrait complet des troupes russes et des garanties de sécurité occidentales.

Tensions sur le terrain

Selon le ministère russe de la Défense, les forces de Moscou ont pris samedi la localité d’Iablonivka, dans la région de Donetsk. Cette avancée menace désormais Kostiantynivka, Pokrovsk et Koupiansk (TASS, ministère russe de la Défense). Les combats restent intenses dans le Donbass, où l’armée ukrainienne, moins nombreuse et moins équipée, peine à contenir la progression russe.

Une guerre qui dure et qui s’intensifie


Le conflit, déclenché par la Russie en février 2022, entre dans sa quatrième année avec un lourd bilan humain et matériel. Les négociations envisagées pourraient être déterminantes, mais l’ONU a rappelé que toute solution imposée à l’Ukraine risquerait de fragiliser durablement la paix (Nations Unies).

Pour Zelensky, l’enjeu est clair : « Nous ne céderons pas notre terre aux occupants », a-t-il déclaré samedi depuis la région de Kharkiv, où il a rencontré des soldats sur la ligne de front.

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