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Le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump ont tenu, ce vendredi 15 août 2025, en Alaska aux États-Unis, une conférence de presse conjointe à Anchorage à l’issue de leur sommet consacré à la guerre en Ukraine. Les deux dirigeants ont affirmé avoir trouvé une « compréhension », sans toutefois annoncer de cessez-le-feu concret.
Vladimir Poutine a ouvert les échanges en remerciant Donald Trump pour son invitation. « Lorsque nous nous sommes rencontrés à la descente de l’avion, je lui ai dit : bonjour cher voisin, ravi de vous voir. Nous sommes séparés par le détroit de Béring mais nous sommes très proches, et l’Alaska fait partie de notre histoire commune », a déclaré le président russe, rappelant que cette région avait autrefois été sous contrôle russe. « Cet héritage nous permettra de rétablir des liens. Depuis quatre ans, nos relations bilatérales n’étaient pas bonnes. Un jour ou l’autre, il faut aller au-delà de nos différends pour ouvrir un dialogue. »

Abordant le dossier ukrainien, Poutine a estimé qu’« il n’y aurait pas eu de guerre en Ukraine si Trump avait été président en 2022 ». Il a affirmé avoir tenté, cette année-là, de convaincre Joe Biden d’éviter le « point de non-retour ». « Je pense que les accords d’aujourd’hui sont un départ pour retrouver une relation commerciale et pragmatique avec les États-Unis », a-t-il ajouté.
Donald Trump a salué « les efforts mutuels pour résoudre la situation », rappelant que « la nation ukrainienne a toujours été considérée comme courageuse » et que cette guerre « blesse tout le monde ». Poutine a renchéri : « Afin de trouver une paix durable, il faut tenir compte de toutes les préoccupations légitimes de la Russie, et nous sommes d’accord avec le président Trump que la sécurité de l’Ukraine doit être garantie. J’espère que l’accord que nous avons trouvé ouvrira la voie à la paix et que l’Europe n’usera pas de provocation pour nuire à cet accord. »
L’absence du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy à ce sommet a toutefois suscité des interrogations, en particulier en Europe, où l’on craint un accord figé au profit de la Russie. Malgré ces réserves, les deux hommes se sont montrés confiants quant à la possibilité d’avancer vers un règlement diplomatique.
Sources : Reuters, AP News, Axios, The Washington Post
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