Quand l’incohérence divorce les décisions des discours du ministre du Commerce

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Alors que le Ministère du Commerce et de l’Industrie vient de doubler les frais d’enregistrement de nom commercial le 1er avril dernier, le ministre du Commerce, M. James Monazard, a déclaré que la formalisation des Petites et Moyennes Entreprises faisait partie de ses priorités. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse à Delmas 83, ce mardi 15 avril 2025, dans le cadre de la signature d’un protocole d’accord avec le « Rasanbleman Madan Sara » (RAMSA).

Dans une circulaire datée du 26 mars dernier, le MCI avait annoncé le doublement des frais d’enregistrement de nom commercial à compter du 1er avril. En effet, le montant est passé de 1 500 gourdes à 3 000 gourdes. Une décision jugée désavantageuse pour les entreprises, selon des réactions observées sur les réseaux sociaux.

Quinze jours plus tard, l’incohérence est toujours au rendez-vous. Le ministre, dont la signature figure sur la note, affirme que la légalisation des Petites et Moyennes Entreprises, notamment celles des Madan Sara, est une priorité.

Il a même souligné que les frais d’obtention de patente sont, bien souvent, supérieurs au capital commercial de certains commerçants.
C’est pourquoi il promet de travailler de concert avec le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alfred Methelus, afin de réduire les coûts liés à l’obtention de la patente pour les organisations membres du RAMSA.

Comment peut-on justifier l’idée de « favoriser la formalisation de l’économie nationale » alors que les frais d’enregistrement de nom commercial sont doublés au même moment ?

Le ministre s’est-il trompé de décision ou d’arguments ?

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