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Après avoir longtemps affirmé que la guerre entre la Russie et l’Ukraine n’aurait jamais eu lieu s’il avait été au pouvoir, Donald J. Trump, désormais à son second mandat depuis plus de sept mois, peine toujours à tenir sa promesse : mettre fin au conflit en 24 heures. Malgré plusieurs tentatives diplomatiques, l’ancien président devenu à nouveau le locataire de la Maison-Blanche semble changer de posture face à Vladimir Poutine.
Frustré par le peu d’avancées des négociations entre Moscou et Kiev, Donald Trump a décidé de hausser le ton. Loin de la diplomatie prudente qu’il prônait au début de son mandat, il a récemment adressé un ultimatum au président russe et ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires près des eaux territoriales russes.
Une posture musclée qui marque une rupture avec ses déclarations initiales. Le président américain a lui-même confié récemment qu’il se sentait « dupé » par Vladimir Poutine, laissant transparaître un agacement croissant.
En réponse, Dmitry Medvedev, ancien président russe, a réagi sur le réseau social X : « Chaque nouvel ultimatum est un pas de plus vers la guerre ». Ce à quoi Trump a immédiatement répliqué : « Dites à Medvedev, l’ex-président raté de Russie, de faire attention à ce qu’il dit. Il entre dans une zone très dangereuse ».
L’envoi de sous-marins nucléaires vers les eaux russes constitue une manœuvre hautement symbolique. Toutefois, selon l’article 20 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montego Bay, 1982), ces engins doivent naviguer en surface et arborer leur pavillon national dans les zones territoriales.
En dépit de cette démonstration de force, Donald Trump ne semble pas prêt à déclencher un affrontement direct avec la Russie. Il pourrait plutôt s’agir d’une stratégie de dissuasion pour contraindre le Kremlin à revenir à la table des négociations.
Pour comprendre ces tensions, il convient de rappeler les fondements de la politique étrangère. Selon Mwayila Tshiyembe, elle est « l’instrument par lequel un État tente de façonner son environnement politique international ». Le politologue américain James Rosenau la définit comme « l’effort d’une société nationale de contrôler son environnement externe par la préservation des situations favorables et la modification des situations défavorables ».
Dans cette logique, Trump applique une lecture réaliste des relations internationales, où la puissance est l’élément central. Le réalisme, dont Hans Morgenthau est une figure emblématique, considère que « l’intérêt défini en termes de puissance est le moteur principal de la politique ». Le système international est perçu comme anarchique, une jungle où seuls les plus forts survivent et sont respectés.
Le célèbre théoricien de la guerre Carl von Clausewitz affirmait déjà que « la guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens ». Trump semble désormais s’appuyer sur cette logique, croyant que l’intimidation militaire peut faire plier la Russie, après l’échec des efforts diplomatiques.
Mais cette approche comporte des risques. Le silence de Vladimir Poutine depuis l’ultimatum laisse planer l’incertitude. Jusqu’à présent, seuls Dmitry Medvedev et le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, ont réagi publiquement. Le monde retient son souffle alors que le délai de l’ultimatum approche. Que fera Trump si la Russie ne cède pas ?
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