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La mission multinationale conduite par le Kenya a pris fin ce 2 octobre après un an passé en Haïti. Déployée pour aider à rétablir la sécurité et contrer les gangs armés, elle n’a pas réussi à apporter les résultats espérés. La population continue de vivre dans un climat de peur et d’instabilité.
Dans la foulée, l’ONU a adopté une nouvelle résolution prévoyant l’envoi de 5 500 soldats supplémentaires. Mais cette annonce ne rassure pas tout le monde. L’avocat Frédo Jean Charles met en garde contre le risque de voir Haïti retomber dans le même cycle d’interventions étrangères sans effet durable. « On soigne les symptômes, mais jamais les causes profondes », déplore-t-il.
Pour Me Jean Charles, ces causes sont bien connues : corruption généralisée, effondrement des institutions, pauvreté extrême et exclusion sociale. Tant que ces problèmes ne seront pas affrontés de front, aucune force militaire étrangère ne pourra sortir le pays de la crise.
Il plaide donc pour un autre chemin : renforcer la police et la justice haïtienne, poursuivre les complices des gangs dans les milieux politiques et économiques, et investir dans le développement social. « Haïti a besoin de solutions locales, de justice et de dignité, pas d’une nouvelle occupation », insiste-t-il en appelant la population à rester vigilante.
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