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Top Média Haïti

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Né à Jacmel un 8 janvier, Josué Pierre, connu sous le pseudonyme Mr Bool, a grandi à Port-au-Prince où il réside encore aujourd’hui avec sa famille. Homme aux multiples facettes, il incarne l’espoir d’une jeunesse haïtienne consciente, déterminée et engagée, malgré les circonstances difficiles. À la fois comédien, acteur, poète, humoriste, il se distingue par sa polyvalence, son amour pour l’art et la technique, et son esprit vif, toujours prêt à blaguer, même dans les moments les plus sérieux.
Élevé dans plusieurs familles, Mr Bool a passé une partie de son enfance à Kenscoff, un lieu qui lui a appris la résilience face aux obstacles de la vie. Il rejoint ensuite son père à l’Avenue Poupelard, un moment clé où il commence à comprendre qui il est réellement. Plus tard, il retrouve sa mère et ses oncles qui lui offrent une éducation hors du commun, l’aidant à bâtir son identité, ses valeurs et ses rêves. Pour lui, cette étape est déterminante : sans cette éducation, il n’aurait peut-être jamais développé cette polyvalence qui le caractérise aujourd’hui.
Il effectue ses études classiques à l’École Chrétienne Grand Monpaul, à Carrefour-Feuilles. Élève curieux et compétitif, il n’était pas le plus studieux, mais faisait preuve d’un génie particulier : il suffisait d’une seule lecture pour assimiler ses leçons. Bien qu’il n’ait jamais obtenu la première place, il terminait souvent troisième, gagnant le respect de ses camarades par son intelligence et sa capacité à apprendre vite que ce soit dans les écoles classiques, professionnelles ou universitaires.
Dès l’âge de quinze ans, il développe une passion pour le journalisme. Il écoutait avec attention Radio Métropole, Vision 2000, Radio Lumière, inspiré notamment par un cousin déjà dans le métier. Cette passion le conduit à suivre une formation avec Valéry Numa à l’Excel Institute. Pour lui, ” un journaliste haïtien doit être une boussole pour toutes les catégories sociales “. Il ajoute : ” Le métier de l’information est aussi une passion, car c’est un métier transversal. “
Diplômé en théâtre, il met son talent au service de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), où il intègre la section culturelle en tant qu’acteur et dramaturge au sein de la troupe Pè Toma. Il commence également à écrire des nouvelles et des essais pour plusieurs maisons de jeunes comme VDH, JESS, FOSREPH, sensibilisant la jeunesse sur des sujets comme la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Il considère la rédaction comme une seconde vie, profondément ancrée en lui.
Rédacteur à Top Media Haïti depuis février 2024, il se considère encore en apprentissage. Cette expérience lui offre l’opportunité de se former davantage, tout en développant sa capacité à traiter des sujets variés, allant de la technologie au développement personnel. Il avoue toutefois que l’un de ses plus grands articles lié à son fils reste non publié. ” Mon esprit n’était pas prêt, ma femme non plus. J’avais pourtant tout rédigé, mais au moment de l’envoyer à la rédaction, le fichier avait disparu. Cela m’a appris que chaque chose arrive en son temps. “
Comme tout professionnel engagé, Mr Bool fait face à de nombreux défis. L’un des plus grands est le rabaissement dû au manque d’éducation formelle : ” Les gens continuent de catégoriser les petits et les grands journalistes, les petits et les grands médias, ce qui rend difficile l’accès à l’information. ” La situation sécuritaire du pays ne l’épargne pas non plus : ” Mon enfant, né en 2020, tombe malade tous les deux mois. J’ai fui ma zone trois fois à cause des attaques de gangs. ” Malgré tout, il garde la foi : ” Cette année a été l’une des plus productives de ma vie. J’ai réalisé un rêve personnel et familial. Dieu seul sait pourquoi j’ai tenu bon. “
Mr Bool trouve son inspiration partout : dans la nature, la rue, la technologie. Équilibrer vie personnelle et professionnelle n’est pas toujours évident, mais il y parvient grâce à une organisation rigoureuse. ” J’ai dû chronométrer ma vie, créer un agenda. Chaque chose a son temps. “
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, travailler à Top Media Haïti, ce n’est pas du bénévolat pour lui : ” Je n’ai peut-être pas de salaire fixe, mais je travaille comme si j’en avais un. Travailler avec ces jeunes brillants me prouve que ce pays regorge de talents. ” Il a été sacré journaliste du mois de septembre, une reconnaissance qui l’a profondément touché : ” chaque titre, j’ai la même sensation : je me sens à ma place. J’ai tant attendu de voir mon nom affiché. “
Josué Pierre travaille actuellement sur plusieurs projets : il a fondé une maison d’édition en vue de publier plusieurs livres en 2026 et souhaite organiser une journée du livre avec Top Média Haïti. Il projette aussi de relancer une association d’école professionnelle, pour offrir des formations accessibles à la population.
Pour lui, le journalisme va au-delà d’un simple métier. C’est un engagement, une mission : ” Le journalisme, c’est la voix des sans voix, la lumière dans le noir. C’est une quête de vérité. À ceux qui veulent suivre cette voie : faites-le par amour, lisez, écrivez, écoutez, questionnez. Ne vous découragez pas. Chaque petit pas est un appel à la liberté. Restez intègres. N’oubliez jamais que l’information, c’est le pouvoir, la vérité, et la liberté. “
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