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Alors que les tensions entre Washington, Moscou et Caracas étaient déjà à leur paroxysme, la Russie avait officiellement demandé, le 31 décembre dernier, aux États-Unis de cesser la poursuite d’un navire pétrolier lié au Venezuela. Cette initiative diplomatique est intervenue avant les frappes américaines et explosions signalées sur le territoire vénézuélien dans nuit du vendredi au samedi 03 janvier 2025, dans un contexte de durcissement des sanctions, de blocus maritime et de montée des risques militaires dans la région.
Selon des informations rapportées par CNN, Moscou a adressé une requête formelle au Département d’État américain afin de mettre un terme aux opérations visant un pétrolier soupçonné de ravitailler Caracas. Le navire, auparavant connu sous le nom de Bella 1, échappait depuis près de deux semaines à la surveillance américaine et se trouvait récemment dans l’Atlantique Nord, d’après des données publiques. La demande russe, révélée en premier par The New York Times, a été transmise à Washington à la veille du Nouvel An, peu avant l’escalade militaire actuelle.
À ce moment-là, rien n’indiquait clairement si cette démarche diplomatique serait prise en compte par les autorités américaines. Le pétrolier, qui se dirigeait initialement vers le Venezuela, avait fait demi-tour afin d’éviter une interception par les garde-côtes américains. Une première tentative d’arraisonnement avait eu lieu le 21 décembre dans les Caraïbes, illustrant la fermeté de la stratégie américaine bien avant les frappes récentes.
La demande de Moscou s’inscrivait également dans un contexte diplomatique délicat, alors que l’administration Trump multipliait les pressions sur plusieurs fronts internationaux, notamment la guerre en Ukraine. Donald Trump s’était entretenu à deux reprises avec le président russe Vladimir Poutine au cours de la semaine précédant ces événements. Malgré ces échanges, ni la Maison-Blanche, ni le Département d’État, ni l’ambassade de Russie à Washington n’avaient alors réagi publiquement.
Avant même les explosions signalées au Venezuela, les États-Unis avaient déjà intensifié leurs actions contre le régime de Nicolás Maduro. Renforcement militaire dans les Caraïbes, saisies de pétroliers, frappes contre des embarcations accusées de trafic de drogue, et même des opérations à l’intérieur du territoire vénézuélien, selon CNN, avec notamment une attaque de drone menée par la CIA contre une installation portuaire. Washington justifiait ces mesures par la lutte contre le narcotrafic, tandis que des proches conseillers de Donald Trump évoquaient ouvertement un objectif de changement de régime à Caracas.
Après les frappes américaines et les explosions survenues au Venezuela, la Russie a dénoncé une escalade dangereuse et une violation du droit international. Toutefois, à l’heure actuelle, Moscou n’a annoncé aucune mesure concrète de riposte diplomatique ou militaire, se limitant à des déclarations de condamnation. Cette posture prudente laisse planer l’incertitude sur la suite des relations entre les grandes puissances, dans un contexte où le Venezuela demeure au cœur d’un affrontement géopolitique majeur.
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