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Le jeune caricaturiste et portraitiste Faustin Mardochée, dit Mard’Arts, se trouve à la croisée d’un grand défi : montrer au reste du monde qu’Haïti a encore beaucoup de choses positives à offrir. À travers ses caricatures de personnages publics, locaux ou étrangers, ce jeune homme de 27 ans commence à marquer les esprits, captivant l’attention de milliers de personnes sur les réseaux sociaux.
Suivi par plus de 200 000 internautes sur Facebook, Instagram et TikTok, Mard’Arts ne cesse d’attirer l’attention grâce à ses contenus amusants, publiés quotidiennement. Il a commencé sa carrière professionnelle il y a deux ans, après avoir traversé une grave maladie qui l’avait contraint à subir une intervention chirurgicale.
Même hospitalisé, son esprit d’équipe et son altruisme sont restés intacts. Depuis son lit d’hôpital, il a guidé Romart’s, un autre caricaturiste talentueux, à développer son art jusqu’à atteindre un niveau professionnel comparable au sien.
Les contenus de ces deux artistes, uniques en leur genre, deviennent de plus en plus viraux et sont largement appréciés sur les réseaux sociaux.
« Bon travay. Kontinye gason m, li ede m anpil nan retire estrès »,
ou encore :
« Pouse bourik ou pou voye kilti Ayiti a monte pi wo nan tout domèn »,
sont quelques témoignages de fans recueillis sur Facebook.
Mais Mard’Arts n’est pas seulement un dessinateur. Avant même de se voir travailler dans un journal, en Haïti ou ailleurs, il se considère comme un porteur d’espoir, une lumière pour son pays à travers ses œuvres. « Mon plus grand objectif, comme depuis longtemps, c’est de montrer au reste du monde qu’Haïti a encore des talents. »
Le portraitiste entend « vendre autrement » l’image d’Haïti. « On vend Haïti comme un pays pauvre, avec tout ce qui est mauvais. Moi, je veux offrir le contraire », a-t-il affirmé dans une interview accordée à Top Média Haïti.
Cependant, tout n’est pas toujours rose pour Mardochée. Derrière l’amour et les encouragements du public, il subit aussi critiques destructrices et menaces. « L’une de mes expériences les plus marquantes remonte à ma toute première caricature. J’ai reçu des injures et même des menaces, comme c’est encore le cas aujourd’hui, de la part de gens qui ne comprennent pas mon travail. »
Il tient à préciser : « Je ne fais pas de caricature pour nuire, mais pour distraire. Mon métier n’est pas une mauvaise chose. »
Au-delà des critiques, des obstacles et des défis, Mard’Arts ne compte pas s’arrêter. Il promet de continuer à faire rayonner sa passion.
« Peu importe les feedbacks, compliments ou injures, pa gen kanpe », conclut-il.
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