L’extension du Burkina Faso : un exemple pour Haïti

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Depuis la prise du pouvoir par la junte dirigée par Ibrahim Traoré au Burkina Faso en 2022, le pays ne cesse d’attirer l’attention de la communauté internationale par la façon dont il progresse successivement. Avant le coup d’État de Traoré, la situation du pays n’était pas très différente de celle d’Haïti. Il est vrai que les contextes ne sont pas tout à fait comparables, mais cette nouvelle page de l’histoire de ce pays ouest-africain pourrait servir de modèle à Haïti pour se libérer de ses chaînes.

Au XXIe siècle, la première république noire et indépendante depuis 1804, qui aurait pu être sur les rails du développement et accroître son impact sur la scène internationale, se retrouve pourtant sous la tutelle d’autres pays prétendant vouloir l’aider, tout en agissant comme de véritables prédateurs.

Trois ans plus tôt, le Burkina Faso, indépendant depuis 1960, se retrouvait dans une situation semblable à celle d’Haïti. La France et d’autres pays occidentaux s’accaparaient de ses richesses, tout en feignant de le soutenir militairement et dans d’autres domaines. Ces pays, en particulier la France, avaient la mainmise sur toutes les affaires burkinabè, plongeant ainsi le pays dans un profond sous-développement.

Fatigué de ces dérives, le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a pris le pouvoir par un coup d’État. Depuis, le pays connaît un tournant décisif, bien entendu avec l’appui du peuple burkinabè, ainsi que du Mali et du Niger, formant ensemble l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette nouvelle ère permet au Burkina Faso de respirer un nouvel air, malgré les retards accumulés.

Et, depuis le renversement du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, le pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré a permis a l’économie du pays de connaître une amélioration notable. En effet, le taux de croissance du PIB est passé de 1,8% en 2022 à 3,6% en 2023, avec une projection de 5,1% pour l’année 2024, soutenue par les secteurs agricole et tertiaire.

Haïti, indépendante bien avant le pays de Thomas Sankara, peut grandement s’inspirer de cette dynamique pour redessiner son avenir. Considérant les difficultés sécuritaires, économiques et politiques du pays, il devient plus que nécessaire de prendre de nouvelles décisions, à l’image des Burkinabè, afin de sortir Haïti du gouffre dans lequel elle s’enfonce chaque jour un peu plus.

C’est le moment d’avoir un président animé d’un réel sens du patriotisme, capable de prendre en main le destin de la nation. Il est temps que les dirigeants cessent de s’enrichir aux dépens du trésor public, au détriment d’un peuple misérable, abandonné sans protection ni accompagnement. Et il est temps aussi que les groupes armés illégaux prennent conscience qu’ils sont, au même titre que leurs victimes, des victimes du système.

En dépit de tout, ce qui se passe au Burkina Faso devrait éveiller la conscience de chaque Haïtien, tout comme d’autres exemples avaient jadis inspiré les héros de l’indépendance, qui ont mené la lutte au péril de leur vie. Ainsi, dans les années à venir, le pays pourra retrouver la voie du développement en se libérant de la domination de certains pays de la communauté internationale.

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