![]()
Joverlein Moïse, fils du 58e président de la République d’Haïti Jovenel Moïse, a adressé une lettre ouverte à Marco Rubio, ancien secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique. Dans cette correspondance, il revient sur l’assassinat de son père survenu le 7 juillet 2021 et sur la situation dramatique que traverse Haïti.
Il rappelle que les États-Unis et Haïti sont deux anciennes nations souveraines d’Amérique qui partagent une histoire liée à la défense de la démocratie et de la dignité humaine. Il dénonce la succession de crises qui secouent Haïti depuis des décennies, aggravées, selon lui, par l’assassinat du président Jovenel Moïse, qu’il qualifie d’« ignoble et sans précédent ».

Joverlein Moïse attire l’attention de Marco Rubio sur le rôle néfaste joué par « certains oligarques puissants » qui financeraient depuis longtemps des activités terroristes, l’instabilité politique, des coups d’État, et seraient impliqués dans l’assassinat du président Moïse. Il décrit un climat de terreur et de violences persistantes, avec des milliers de victimes innocentes.
Il souligne que les institutions américaines sont bien informées des éléments impliqués dans le complot contre Haïti. Il estime que l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes ternit la réputation des nations alliées et porte atteinte à la dignité du peuple haïtien. Il demande que les responsables soient jugés dans des pays aux institutions judiciaires solides, et non en Haïti où le système judiciaire est, selon lui, infiltré et incapable d’assurer une justice équitable.
Il affirme que l’extradition de criminels vers Haïti dans son état actuel serait « un acte d’irresponsabilité flagrante » et un déni de fraternité républicaine. Il appelle à une justice internationale et à une action solidaire en faveur d’une jeunesse haïtienne qui refuse la fatalité.
Dans cette lettre, Joverlein Moïse lance un appel à la décence, à la justice et à la reconstruction d’Haïti avec l’aide d’alliés fidèles. Il exhorte les États-Unis, partenaire historique, à entendre le traumatisme subi et à agir pour le bien commun. La lettre est signée à Montréal, le 23 juillet 2025, et conclut par un appel à la solidarité pour sortir Haïti « de l’ombre » et l’amener vers sa renaissance.
About The Author
En savoir plus sur Top Média Haïti
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

