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Les États-Unis envisagent sérieusement la possibilité de saisir des pétroliers transportant du pétrole iranien afin d’intensifier la pression économique sur l’Iran et de forcer des concessions sur son programme nucléaire, rapportent plusieurs sources internationales. Cette option s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire à zéro les exportations pétrolières iraniennes, qui constituent une source majeure de revenus pour l’État islamique.
Cette tactique rappelle celle déjà employée dans l’affaire vénézuélienne, où Washington a saisi des navires impliqués dans des exportations de brut sanctionné, ciblant notamment des transports illégaux via des « flottes fantômes », des navires opérant sous des pavillons opaques pour contourner les sanctions internationales.
Objectifs américains : pression maximale sur Téhéran
Selon des informations provenant de sources gouvernementales américaines, ces saisies pourraient servir à : Étouffer financièrement l’Iran en bloquant ses revenus pétroliers, forcer Téhéran à accepter des conditions plus strictes lors des négociations sur son programme nucléaire et également renforcer la campagne dite de « pression maximale » déjà en cours.
Le Département du Trésor américain a déjà durci les sanctions contre une vingtaine de navires qualifiés de « flotte fantôme », qui exportent du pétrole iranien en contournant les restrictions.
Des risques majeurs de riposte et de perturbation des marchés
Toutefois, une saisie directe en mer n’est pas sans risques : Téhéran pourrait réagir en s’attaquant à des navires alliés des États-Unis ou en perturbant le trafic dans le détroit d’Hormuz, un des points névralgiques du transport pétrolier mondial.
Les prix du pétrole ont déjà augmenté brièvement suite aux rumeurs de mesures plus agressives.
Les autorités américaines ont d’ailleurs émis de nouvelles recommandations de sécurité pour les navires transitant dans le détroit d’Hormuz, en raison de la montée des tensions régionales.
La question des « flottes fantômes »
Les navires impliqués dans ces exportations clandestines sont souvent âgés, peu assurés et utilisent des identités changeantes pour dissimuler leurs activités, ce qui complique leur suivi et leur interception par les autorités internationales.
Washington, par ailleurs, assure toujours qu’elle privilégie la voie diplomatique pour résoudre les différends avec Téhéran, tout en maintenant des options plus fermes sur la table si les négociations n’aboutissent pas. Un jeu d’équilibriste entre pression économique et risques d’escalade militaire qui rend la situation particulièrement fragile.
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