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Le gouvernement américain a entamé, ce dimanche 4 mai, des discussions avec plusieurs membres de l’Organisation des États Américains (OEA) en vue de déployer des troupes d’Amérique latine en Haïti avant la fin de l’année. Cette démarche vise à contribuer à la réduction du crime organisé dans le pays et à soutenir une transition démocratique en difficulté.
Selon le Département d’État américain, cette initiative géopolitique comporte deux axes majeurs : d’une part, une répression ciblée contre les organisations criminelles qui contrôlent plusieurs zones du pays, en particulier dans la capitale ; d’autre part, un accompagnement diplomatique visant à faciliter un retour progressif à l’ordre démocratique.
Contrairement à ce que certains observateurs redoutaient, les États-Unis ne prévoient pas d’envoyer leurs propres troupes sur le terrain. La mission envisagée serait exclusivement composée de forces issues de pays latino-américains, notamment la Colombie, l’Argentine ou encore le Brésil. Elle viendrait compléter la mission multinationale dirigée par le Kenya, dont l’impact reste limité jusqu’à présent.
Toujours dans le cadre de cette stratégie, les autorités américaines ont récemment classé les coalitions de gangs “Viv Ansanm” et “Gran Grif” comme organisations terroristes étrangères, une décision qui pourrait entraîner de nouvelles sanctions et opérations coordonnées.
Albert Ramdin, ministre des Affaires étrangères du Suriname, récemment élu Secrétaire général de l’OEA, a confirmé avoir été contacté par les États-Unis. Il s’est montré réceptif à la proposition et affirme que l’organisation reste mobilisée face à la crise haïtienne.
Cette initiative régionale pourrait représenter une nouvelle dynamique internationale dans la gestion de la crise sécuritaire en Haïti, à condition qu’elle soit accompagnée d’un dialogue politique local et d’un véritable engagement des autorités haïtiennes.
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