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En Haïti, les écoles professionnelles gagnent de plus en plus de terrain, même dans les coins les plus reculés du pays. Leur présence, autrefois concentrée dans les grandes villes, s’étend désormais aux milieux ruraux, offrant aux jeunes une nouvelle alternative face aux réalités difficiles du pays.
Étudiants, élèves, intellectuels ou jeunes sans emploi, nombreux sont ceux qui choisissent d’intégrer ces institutions. Leur objectif est clair : apprendre un métier qui leur permettra non seulement de survivre, mais aussi de bâtir un avenir durable.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et un taux de chômage alarmant, ces formations représentent une réponse concrète. Elles proposent des filières telles que la cosmétologie, la cuisine et la pâtisserie, la communication, le dépannage de téléphones, ou encore le carrelage. Ces compétences permettent à beaucoup de jeunes de créer leur propre emploi, de se lancer dans l’entrepreneuriat ou même de s’intégrer plus facilement dans un nouveau pays, en cas de migration.
Le témoignage de Rilande Jean Jacques, ancienne étudiante en agronomie au Campus Henri Christophe de Limonade, en est un exemple frappant. Aujourd’hui installée au Canada, c’est grâce à la cuisine, un savoir acquis en Haïti dans une école professionnelle, qu’elle assure sa subsistance. Comme elle, de nombreux autres jeunes trouvent dans ces formations un véritable tremplin.
Au-delà des perspectives économiques, l’un des grands avantages de ces centres de formation reste leur rôle dans la prévention de la délinquance juvénile. En gardant les jeunes occupés à apprendre, celà peut réduire les risques de basculer dans le banditisme.
Toutefois, l’essor des écoles professionnelles constitue ainsi un signal fort lancé aux autorités : si la jeunesse haïtienne bénéficie d’un encadrement adéquat et d’opportunités concrètes, elle est prête à s’y engager pleinement pour bâtir un avenir meilleur.
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