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Cette situation est en grande partie due à l’absence totale de régulation et de contrôle de l’État sur l’espace numérique. En Haïti, contrairement à d’autres pays, il n’existe pratiquement aucune politique publique visant à encadrer l’utilisation des réseaux sociaux et à protéger les jeunes contre les contenus nocifs. Laisser un tel vide, c’est permettre à n’importe qui de diffuser n’importe quoi, sans aucune conséquence. Pendant que d’autres nations instaurent des lois pour responsabiliser les créateurs de contenu et réguler les plateformes, Haïti semble être livré à l’anarchie numérique, où la désinformation, l’obscénité et la violence deviennent la norme.
Par ailleurs, le manque d’éducation technologique aggrave cette crise. La plupart des jeunes utilisent les réseaux sociaux sans réellement comprendre leur potentiel ni leurs dangers. Au lieu de voir ces outils comme des moyens d’apprentissage, de création et d’entrepreneuriat, beaucoup les considèrent uniquement comme des espaces de divertissement extrême, où la vulgarité et la provocation rapportent plus d’audience que l’intelligence et la créativité. Cette ignorance technologique est un frein majeur au développement du pays, car elle empêche une utilisation productive du numérique pour générer des opportunités économiques et éducatives.
Pendant ce temps, d’autres pays progressent à une vitesse fulgurante. Ailleurs, la jeunesse investit dans l’entrepreneuriat, l’éducation, la technologie et l’innovation pour bâtir un avenir meilleur. En Haïti, malheureusement, certains jeunes s’enferment dans une spirale d’ignorance et de superficialité, se laissant distraire par des tendances qui ne leur apportent aucune valeur durable. Cette situation est alarmante, car une jeunesse qui gaspille son potentiel compromet inévitablement l’avenir de son pays.
En revanche, il est urgent que les jeunes Haïtiens prennent conscience de la situation et changent leur façon de voir les choses. Il ne s’agit pas de condamner les réseaux sociaux, mais plutôt d’en faire un usage responsable et productif. Les plateformes numériques devraient être des espaces de formation, d’échange et de création, et non des vitrines de dépravation. Il est plus que nécessaire d’encourager la production de contenus éducatifs, culturels et inspirants qui incitent au développement personnel et collectif.
Le réveil de la jeunesse haïtienne est plus que nécessaire : il est vital. Il est temps d’abandonner ces pratiques qui n’apportent que honte et régression pour embrasser un avenir où l’intelligence, la créativité et l’effort sont valorisés. Le pays a besoin de jeunes conscients, ambitieux et déterminés à écrire une nouvelle page de son histoire.
La question est simple : voulons-nous être spectateurs de notre propre déchéance ou artisans de notre renaissance ?
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