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Cap-Haïtien, la deuxième ville d’Haïti fait face à un problème de circulation qui s’aggrave de jour en jour. Les embouteillages, autrefois limités aux heures de pointe, sont devenus une réalité permanente en 2025. Dans plusieurs rues, le trafic est complètement paralysé, rendant les déplacements difficiles et augmentant la frustration des usagers de la route.
L’une des principales causes de cette situation est l’occupation anarchique des trottoirs par les marchands ambulants et les petits commerçants. À mesure que l’espace public est grignoté, les piétons sont contraints de marcher sur la chaussée, réduisant ainsi la fluidité du trafic. Cette situation s’explique par l’absence de marchés aménagés pour les vendeurs, mais aussi par un manque de fermeté des autorités municipales qui peinent à imposer l’ordre dans l’organisation de la ville.
En parallèle, certaines rues du centre-ville et des quartiers périphériques sont devenues de véritables fourrières à ciel ouvert. Des véhicules en panne ou abandonnés y restent des jours, voire des semaines, contribuant au rétrécissement des voies de circulation. À cela s’ajoute le phénomène du stationnement anarchique. Des automobilistes garent leurs voitures de manière désordonnée, parfois en double file, accentuant l’encombrement et paralysant le trafic.
L’état déplorable des infrastructures routières ne fait qu’empirer la situation. De nombreuses rues sont criblées de nids-de-poule ou carrément impraticables en raison d’un manque d’entretien chronique. Les routes sont souvent trop étroites pour supporter le flux de véhicules grandissant, et l’absence de signalisation ou de feux tricolores fonctionnels crée une confusion permanente aux intersections.
Dans ce désordre généralisé, les chauffeurs de transports en commun jouent un rôle non négligeable. Les tap-taps et les taxis-motos s’arrêtent n’importe où pour prendre ou déposer des passagers, ignorant les rares règles de circulation encore en vigueur. Ce comportement, associé au non-respect des priorités et à l’impatience des conducteurs, transforme certaines artères en un champ de bataille où klaxons et altercations sont monnaie courante.
Cette situation n’a pas seulement un impact sur la circulation, mais affecte également l’économie locale. Les commerçants subissent des retards dans la livraison de leurs marchandises, les travailleurs perdent un temps précieux dans les embouteillages, et les services de secours, comme les ambulances et les pompiers, peinent à se frayer un chemin en cas d’urgence. Ce ralentissement général nuit au développement de la ville et aggrave le stress quotidien des citoyens.
Face à cette crise, les solutions existent mais restent peu appliquées. La mise en place de parkings publics, la réhabilitation des marchés pour accueillir les marchands, le dégagement des trottoirs et l’instauration de mesures strictes contre le stationnement sauvage figurent parmi les actions urgentes à entreprendre, selon quelques citoyens Capois. Certains pensent qu’il est également impératif de repenser l’urbanisme de la ville en élargissant les voies, en améliorant le réseau routier et en instaurant une gestion rigoureuse du transport public.
Cap-Haïtien ne peut se permettre de sombrer dans un chaos urbain qui entrave son développement économique et affecte la qualité de vie de ses habitants. Il appartient aux autorités locales de prendre des mesures concrètes avant que l’embouteillage ne devienne un problème insoluble, condamnant la ville à une paralysie permanente, certains natifs de la ville, soutiennent des natifs de la ville.
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