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Depuis toujours, l’humanité accumule des expériences et découvre de nouvelles réalités, surtout avec l’évolution constante de la science. En ce XXIe siècle, à mesure que les technologies se perfectionnent, le domaine du journalisme se voit doté de nouveaux outils pour mieux transmettre l’information à la population. Pourtant, cela n’a pas empêché la profession de subir de nombreux revers dans presque tous ses aspects.
Autrefois, selon les récits, diffuser une information n’était pas une démarche aussi aisée. Cela démontre que le journalisme n’a jamais été une fonction simple à exercer. Le manque de ressources pour authentifier les faits dans un court délai obligeait les journalistes à prendre tout le temps nécessaire avant de publier quoi que ce soit, peu importe le support.
Ainsi, lorsqu’un journaliste diffusait une nouvelle, il s’assurait au préalable de sa crédibilité et de sa conformité à la réalité. À cette époque, le public qu’il soit auditeur, lecteur ou téléspectateur accordait une grande confiance à l’information émanant de la presse. Ce lien de confiance favorisait une véritable entente entre les professionnels de l’information et la société.
Grâce à une formation rigoureuse reçue avant de devenir journaliste accompli, on devait respecter les normes et les valeurs éthiques que la profession imposait. C’est pourquoi publier une information erronée était considéré comme une trahison, non seulement envers la presse, mais également envers ses pairs.
En plus de vérifier l’exactitude des faits, les journalistes appliquaient des procédés bien structurés pour mener à bien leurs missions. Quand un journaliste partageait une actualité, la manière même dont il le faisait suffisait pour refléter son sérieux et son savoir-faire.
De nos jours, à l’ère numérique, un journaliste a la capacité non seulement de transmettre une nouvelle en quelques secondes, mais aussi de la confirmer instantanément, indépendamment des frontières linguistiques ou territoriales.
Avec l’essor des plateformes numériques, il est devenu encore plus aisé de faire circuler une information et d’atteindre une large audience. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux médias traditionnels se sont adaptés au web. La plupart des chaînes de télévision et stations de radio disposent désormais de chaînes YouTube ou d’autres réseaux, sur lesquels ils reproduisent les mêmes contenus que ceux diffusés sur leurs antennes habituelles. De même, les journaux imprimés possèdent aujourd’hui des sites internet et des pages numériques qui relaient les mêmes articles.
Malgré ces opportunités, le journalisme haïtien traverse une période critique. Une bonne partie des journalistes semble ignorer ou négliger les fondements mêmes de la profession. Trop souvent, leurs engagements politiques obscurcissent leur jugement, les poussant à défendre des intérêts partisans. Dans bien des cas, leur plume et leur micro deviennent des outils de règlement de compte contre leurs confrères, simplement pour avoir exprimé une opinion dérangeante sur un dirigeant politique même si cette opinion repose sur des faits avérés.
Il est inadmissible qu’au XXIe siècle, dans une quête désespérée de ressources financières, des journalistes en Haïti se laissent instrumentaliser par des figures politiques au point de se diviser entre eux pour des objectifs personnels ou partisans. Et trop souvent, une fois qu’ils ont été utilisés, ces politiciens les abandonnent.
Il est temps que les journalistes haïtiens reprennent le cap du professionnalisme, qu’ils accomplissent leur mission avec rigueur et adoptent les bonnes pratiques. Leur ligne de conduite doit rester : informer, éduquer, et divertir lorsque c’est nécessaire. Ils devraient impérativement cesser de se laisser détourner de leur vocation par les acteurs politiques, et se souvenir des raisons pour lesquelles ils ont choisi cette voie. La presse gémit, il est urgent que les journalistes se redressent pour redonner vie à ce métier si noble.
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