Kemi Seba à Limonade : Pour l’union des Haïtiens et la fin du néocolonialisme

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Le lundi 2 juin 2025, sous l’agora du Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti à Limonade, l’activiste panafricaniste Kemi Seba a livré une conférence marquante. Devant une foule attentive, composée d’étudiants, d’enseignants et de sympathisants de la cause panafricaine, il a plaidé pour l’union des Haïtiens au service de tous les Noirs, dans une perspective de souveraineté, de dignité et de libération des chaînes coloniales, qu’elles soient anciennes ou modernes.

Kemi Seba a accusé sans détour la France, le Canada et les États-Unis d’avoir une part de responsabilité directe dans les souffrances du peuple haïtien. Il a dénoncé l’ingérence étrangère, les manipulations politiques et économiques, ainsi que le rôle des puissances occidentales dans la perpétuation du chaos en Haïti. Mais selon lui, le danger principal ne vient pas seulement de l’extérieur. « Le seul ennemi du peuple haïtien, ce sont les limites qu’il se fixe lui-même », a-t-il déclaré.

L’activiste a particulièrement pointé du doigt les dirigeants haïtiens qui, selon lui, « vendent le pays » pour des intérêts personnels. Il a affirmé que le colonialisme n’a pas seulement un visage étranger : « Il est en France, au Canada, aux États-Unis, mais aussi entre les Haïtiens eux-mêmes. » Il a dénoncé ceux qui distribuent les armes, alimentent la violence et participent à l’effondrement de la nation, en appelant à une prise de conscience collective.

Dans un message fort, il a exhorté les groupes armés haïtiens à ne plus retourner leurs armes contre la population, mais à se demander qui sont les véritables ennemis du peuple. « Le peuple n’est pas votre ennemi. Vos ennemis sont ceux qui vous ont donné ces armes. » Pour lui, la solution passe par une réorientation radicale des énergies vers la reconstruction du pays et la libération mentale des Haïtiens.

Enfin, Kemi Seba a salué le courage des présidents Assimi Goïta du Mali, Ibrahim Traoré du Burkina Faso, et Abdourahamane Tiani du Niger pour leur résistance contre le néocolonialisme et les puissances occidentales. Il a rappelé que la révolution haïtienne de 1804 reste la matrice des luttes de libération à travers le monde noir. « Haïti doit redevenir un flambeau », a-t-il conclu, appelant à un sursaut collectif, digne de son histoire révolutionnaire.

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