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En ce 19 août, le monde célèbre la Journée mondiale de l’aide humanitaire, une date qui rappelle l’importance vitale des secours apportés aux populations en détresse. Pourtant, sur le terrain, l’accès à l’aide reste un véritable parcours d’obstacles. L’exemple de Gaza, où l’acheminement des camions depuis l’Égypte est soumis à de lourdes restrictions, en est une illustration frappante.
À al-Arich, dans le Nord-Sinaï, le Croissant-Rouge égyptien coordonne l’envoi d’aide humanitaire à Gaza. Mais seule une centaine de camions réussissent à franchir quotidiennement le poste-frontière de Kerem Shalom, alors que les besoins sont immenses. Selon les équipes, de nombreuses cargaisons vitales, bouteilles d’oxygène, équipements médicaux, médicaments, sont refoulées par les contrôles israéliens.
Sur RFI, un représentant de l’OMS décrit une situation particulièrement critique pour les médicaments sensibles : « Il faut deux camions réfrigérés synchronisés, l’un en Égypte et l’autre déjà dans Gaza, pour que l’insuline arrive à temps. Chaque retard peut coûter des vies. » Plus de 5 000 camions attendent encore leur tour à la frontière, alors que des milliers de malades et de familles manquent de soins, de nourriture et d’eau potable.
En Haïti, la situation n’est pas très différente. Près de 5,5 millions de personnes, selon l’Organisation des Nations Unis, soit quasiment la moitié de la population, ont besoin d’assistance humanitaire. Mais faute de financements suffisants et de conditions sécuritaires stables, seule une partie de ces besoins est couverte. Des convois d’aide destinés aux déplacés internes sont parfois retardés ou détournés à cause de l’insécurité, et les fonds disponibles ne permettent pas d’apporter une réponse à la hauteur de cette crise qui met l’économie du pays à genoux.
Ces difficultés, qu’elles se déroulent à Gaza, en Afrique ou en Haïti, montrent toutes la même réalité : sans un accès simple, rapide et sécurisé, l’aide humanitaire perd de son efficacité. Pourtant, elle n’est pas un luxe : elle représente souvent la seule chance de survie pour des millions de personnes.
Rendre cette aide facile à donner et facile à distribuer est donc une urgence morale et pratique. Car, lorsque les mécanismes sont simples et transparents, les dons arrivent plus vite, les distributions se font de manière équitable et la vie des volontaires est menacée.
À l’occasion de cette journée mondiale, on devrait se rappeler que chaque contribution, même modeste, compte. Il est vital également d’exiger que les États et les institutions facilitent le passage des convois, simplifient les démarches administratives et garantissent la sécurité des humanitaires sur le terrain.
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