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Jacmel, 1er janvier 2026, la nouvelle année a commencé sous une pluie persistante dans la ville de Jacmel. Loin de l’effervescence habituelle qui accompagne le passage au 1er janvier, les conditions météorologiques ont imposé une atmosphère plus sobre, modifiant profondément le déroulement des festivités et les habitudes des habitants.
Une transition vers 2026 sous un ciel chargé
Dès la soirée du 31 décembre 2025, des averses continues se sont abattues sur la ville. À mesure que l’horloge s’approchait, la pluie s’intensifiait, contraignant de nombreux habitants à revoir leurs plans. Les rassemblements populaires, traditionnellement organisés dans les rues, sur les places publiques ou en bord de mer, ont été limités, parfois annulés. Les feux d’artifice, rares cette année, ont laissé place à un passage à la nouvelle année plus discret.
Le 1er janvier au matin, Jacmel s’est réveillée sous un ciel gris et une pluie intermittente. Les rues pavées du centre-ville, habituellement animées dès les premières heures de la journée, affichaient une circulation réduite. Les déplacements se faisaient avec prudence, notamment dans les zones connues pour leur vulnérabilité aux accumulations d’eau. Si aucun incident majeur n’a été officiellement rapporté, la pluie a suffi à ralentir considérablement les activités.
Des célébrations recentrées sur la sphère privée
Face aux intempéries, de nombreuses familles ont choisi de célébrer la nouvelle année à domicile. Les traditionnels rassemblements entre voisins et amis se sont transformés en rencontres plus restreintes, souvent autour de repas pris à l’intérieur. Cette situation a favorisé une ambiance plus intime, marquée par les échanges de vœux et les discussions autour des défis à venir en 2026.
Le front de mer, l’un des lieux les plus fréquentés de Jacmel le 1er janvier, offrait un visage presque désert. La mer agitée, combinée à la pluie, a dissuadé les habituelles baignades et promenades familiales.
Bien que la situation soit restée sous contrôle, la pluie a rappelé la fragilité de certaines infrastructures urbaines et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention. Pour plusieurs habitants, ce début d’année a ravivé les inquiétudes liées à la gestion des eaux pluviales et à l’adaptation de la ville aux aléas climatiques.
Les lieux de culte au rendez-vous
Malgré la pluie, les églises de la ville ont accueilli de nombreux fidèles venus marquer le début de l’année 2026 par des offices religieux. Les messages prononcés ont insisté sur la prudence, la solidarité et l’espoir. Pour beaucoup, ces moments de recueillement ont permis de donner un sens particulier à cette entrée dans la nouvelle année, malgré les contraintes imposées par la météo.
Un symbole pour certains habitants
Au-delà des désagréments, certains Jacméliens ont vu dans cette pluie un symbole. Pour eux, ce Nouvel An arrosé représente une forme de renouveau, une transition marquée par l’idée de purification et de recommencement. Une lecture symbolique qui trouve un écho dans une ville reconnue pour sa sensibilité artistique et culturelle.
En effet, ce Nouvel An sous la pluie à Jacmel s’inscrit dans un contexte plus large de changements climatiques et d’irrégularité des saisons. Si la pluie a été perçue comme une contrainte immédiate, elle soulève également des questions de fond sur l’adaptation des villes côtières haïtiennes face aux phénomènes météorologiques de plus en plus imprévisibles.
En dépit d’un démarrage de l’année marqué par la pluie et une ambiance inhabituelle, Jacmel a une fois de plus fait preuve de résilience. La ville a entamé 2026 dans le calme, la prudence et l’espoir, fidèle à sa capacité à s’adapter aux circonstances. Un Nouvel An différent, certes, mais révélateur d’une population qui continue d’avancer, même sous un ciel chargé.
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