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Dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite des incidents survenus à la Cathédrale du Cap-Haïtien lors de la célébration du 18 mai 2025, l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) du Grand Nord a adressé une lettre d’invitation à M. Williamson Saint-Fleur, professeur, afin qu’il se présente à leurs bureaux pour témoignage. Cependant, au lieu de simplement répondre à la convocation, le professeur a pris le temps de corriger la lettre officielle à l’encre rouge, comme s’il s’agissait d’un devoir d’élève.
Sur le document annoté, l’enseignant a pointé du doigt plusieurs erreurs, tant dans la formulation que dans la présentation typographique. Il questionne notamment l’absence de formule d’appel correcte, soulignant que la lettre commence abruptement par le nom sans civilité ni introduction. À plusieurs reprises, il note l’usage de lettres minuscules là où des majuscules s’imposaient, ou l’emploi de formules maladroites, déclarant clairement : « La formulation de cette phrase est maladroite. Il faut la reformuler avec clarté. »
L’enseignant a également relevé des erreurs de ponctuation, comme des espaces mal placés avant les deux-points ou encore une heure écrite de manière incorrecte (“10h00 AM” au lieu de “10:00 AM”). Il commente ainsi : « La validation typographique est incorrecte » et précise que ces fautes nuisent à la lisibilité et au sérieux du document. Même la date et l’alignement du texte ne sont pas épargnés dans cette correction minutieuse.
Mais ce qui marque le plus dans cette réponse, c’est le ton pédagogique du professeur, qui semble vouloir rappeler aux autorités que la rigueur administrative passe aussi par la maîtrise de l’écrit. Il attribue une note de 4,5 sur 10 à la lettre et termine sa correction avec cette phrase symbolique : « Aller à l’école est important, car on a toujours besoin d’un professeur pour apprendre. »
Ce geste considéré comme une réponse proportionnelle au gifle dont l’enseignant a été victime de la part d’un policier, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, entre humour, admiration et questionnements sur la compétence rédactionnelle des institutions publiques en Haïti, notamment la Police du grand Nord.
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