Haïti : Le système de santé en péril en pleine Journée mondiale de la santé après des attaques contre des hôpitaux

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Alors que le monde célèbre ce 7 avril la Journée internationale de la santé, Haïti vit une crise humanitaire et sanitaire sans précédent. Des gangs lourdement armés ont vandalisé plusieurs hôpitaux, et ont mis le feu à l’hôpital universitaire d’État d’Haïti quelques mois auparavant. Par ailleurs, le plus grand établissement hospitalier du pays, l’Hôpital universitaire de Mirebalais (HUM), a dû fermer ses portes en raison d’un envahissement violent par des hommes armés à Mirebalais.

Cette attaque sur la cité de Benoît Batraville, possédant le symbole d’un accès à des soins de qualité dans un pays où le système de santé est déjà exsangue, marque un tournant tragique. Des patients ont été évacués en urgence et les médecins se retrouvent en danger, contraints de fuir ou de se cacher.

Partout dans le pays, les structures de santé sont prises pour cibles. À Port-au-Prince comme en province, les hôpitaux sont incendiés, pillés ou forcés à fermer. Les malades chroniques, les femmes enceintes, les enfants, les blessés… tous sont laissés à eux-mêmes, sans soins, dans un contexte de violence généralisée sous l’insouciance du Conseil présidentiel de transition et de la primature.

Cette situation intervient alors que la Journée internationale de la santé, initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rappelle l’importance d’un accès universel à des soins de santé de qualité. Le thème de cette année « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir » résonne douloureusement en Haïti, où ce droit fondamental est aujourd’hui bafoué par les armes.

Face à cette catastrophe, les appels à l’aide se multiplient. La population, les professionnels de santé, les ONG et les voix de la diaspora réclament une intervention urgente pour protéger ce qui reste du système de santé haïtien. Plus qu’un cri de détresse, c’est un appel à la solidarité internationale et à la prise de responsabilité de l’État haïtien et de ses partenaires.

En ce 7 avril, il ne peut y avoir de célébration sans action. La santé ne peut être un luxe réservé aux pays stables. Elle est un droit humain inaliénable, y compris pour le peuple haïtien.

Par: Lominy EDMOND

Journaliste rédacteur, avocat au barreau de petit-goâve, Psycho-énergéticien.

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