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Un constat inquiétant qui
soulève des interrogations sur la réelle stratégie des autorités: s’agit-il d’une offensive planifiée contre le grand banditisme ou d’une simple mise en scène pour donner l’illusion d’une action efficace?
L’utilisation de drones de haute précision aurait pu être un atout majeur dans la lutte contre l’insécurité en Haïti, où le chaos bat son plein depuis plusieurs années. Avec une planification minutieuse, ces engins auraient permis des frappes chirurgicales contre les chefs de gangs et les foyers criminels, réduisant ainsi leur capacité de nuisance. Pourtant, les actions menées jusqu’ici ne démontrent aucune approche stratégique. Les attaques semblent aléatoires, causant des pertes humaines sans impact significatif sur les structures criminelles.
Cependant, les autorités disposeraient des moyens adéquats pour se renseigner sur les gangs: écoutes téléphoniques, infiltration, surveillance aérienne, selon une source contactée dans le cadre de ce travail.
Si l’objectif était véritablement de démanteler les réseaux criminels, elles auraient planifié des missions en utilisant ces outils. Au lieu de cela, on assiste à des frappes aveugles qui ne font qu’ajouter au climat de terreur, sans résoudre le problème de fond. D’ailleurs, ce mode d’emploi donne aux gangs le temps de penser à d’autres stratégies pouvant contrecarrer les frappes de drones appuyées par des organisations locales des droits humains.
Une opération de communication plus qu’une action sécuritaire
Selon les derniers chiffres de l’ONU en janvier 2025, sur la situation d’Haïti, la violence des gangs a causé des milliers de morts, de blessés et de déplacés. Face à cette situation dramatique, le gouvernement se montre incapable d’apporter une solution durable. Les démonstrations de force avec les drones kamikazes s’apparentent davantage à une campagne de dissuasion visant à intimider les groupes armés et séduire une population désespérée qu’à une réelle volonté de rétablir l’ordre.
Si l’État avait véritablement l’intention de lutter contre l’insécurité, il aurait mis en place des missions planifiées et coordonnées, comme l’a proposé le Dr Rod Joseph dans une récente vidéo sur les réseaux sociaux, plutôt que de recourir à des opérations spectaculaires sans résultat concret. Une stratégie bien pensée impliquerait une action conjointe des forces de l’ordre sur le terrain et un travail de renseignement approfondi pour traquer les groupes criminels.
En l’état actuel, l’usage des drones kamikazes soulève plus de doutes que d’espoir. Plutôt qu’un outil de libération, ils deviennent le symbole d’une politique sécuritaire improvisée et inefficace, qui pourrait bien aggraver la situation au lieu de la résoudre, si les hommes illégalement arrivent à trouver des solutions proportionnelles pour continuer à mener leurs offensives dans le pays.
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