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La guerre entre Israël et le Hezbollah s’intensifie au Moyen-Orient, plongeant le Liban dans une crise humanitaire majeure. Selon un bilan récent, les frappes israéliennes ont déjà fait 886 morts, dont 111 enfants, et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes, alors que Beyrouth continue d’être lourdement bombardée.
L’armée israélienne a annoncé lundi qu’elle étendait son offensive au Liban à travers des opérations terrestres limitées. Ce mercredi 18 mars 2026 marque la poursuite du conflit au Moyen-Orient. Beyrouth, la capitale du Liban, est une nouvelle fois visée par plusieurs frappes israéliennes.
Un immeuble de la ville a été complètement ravagé par l’un de ces bombardements. Les images de ce bâtiment d’une quinzaine d’étages sont saisissantes. Cette escalade s’inscrit dans un contexte d’embrasement régional, déclenché après l’attaque de Iran par les États-Unis et Israël.

Le Liban, pays du Proche-Orient situé entre la mer Méditerranée, la Syrie et Israël, traverse aujourd’hui une crise multidimensionnelle. Sa langue officielle est l’arabe et Beyrouth en est le principal centre politique et économique.

Selon le ministère libanais des Affaires sociales, plus d’un million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en raison de la guerre. Un ministre évoque un « grignotage quotidien » du territoire libanais par Israël.
Ghassan Salamé, ministre libanais de la Culture, affirme que le pays peine déjà à répondre aux besoins d’une population « relativement nombreuse », un chiffre qui risque encore d’augmenter.
Depuis le 2 mars, le Liban est à nouveau bombardé par l’armée israélienne, après que le Hezbollah, groupe pro-iranien, a lancé des roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors des frappes israélo-américaines du 28 février 2026.

Le Hezbollah, qui signifie « Parti de Dieu » en arabe, est une organisation à la fois politique et paramilitaire basée au Liban, étroitement liée à l’Iran.
Né dans le contexte de la révolution islamique de 1979 et de l’intervention militaire israélienne de 1982 pendant la guerre civile libanaise (1975–1990), il s’est imposé comme un acteur majeur de la résistance armée contre Israël.
Dans les années 1980, le mouvement s’est fait connaître à travers des attentats et des prises d’otages occidentaux. Il est aujourd’hui considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, tandis que l’Union européenne ne classe que sa branche militaire.
Fortement implanté dans la communauté chiite libanaise, le Hezbollah est également un poids lourd politique. Il a détenu une majorité parlementaire entre 2018 et 2022 et a participé à plusieurs gouvernements depuis 2005.

Sur le plan éducatif et économique, le Liban, déjà fragilisé par une grave crise financière et bancaire, se retrouve confronté à des dépenses massives pour venir en aide aux déplacés.
Selon Ghassan Salamé, contrairement aux conflits précédents, l’armée israélienne détruit systématiquement certains villages afin d’empêcher le retour des civils.
À ce jour, une vingtaine de villages ont subi des dommages partiels et 34 autres ont été entièrement détruits.
La journaliste Claire Cambier, présente sur le terrain, décrit une situation dramatique : un immeuble réduit à l’état de décombres dans un quartier résidentiel comprenant commerces et école. À Beyrouth, des enfants vivent désormais dans des camps de fortune.

Face aux attaques du Hezbollah, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, affirme vouloir garantir la sécurité des habitants du nord d’Israël.
Selon Ghassan Salamé, Israël chercherait à établir une zone tampon d’environ 10 kilomètres le long de ses frontières avec le Liban, la Syrie, la Palestine et potentiellement la Jordanie.
L’objectif ne serait plus seulement militaire, mais aussi territorial, impliquant le déplacement des populations civiles.
Le conflit actuel trouve son origine dans les frappes menées le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël en Iran.
Le 2 mars, le Hezbollah a riposté en lançant missiles et drones sur des positions militaires israéliennes. En réponse, Israël a ciblé plus de 70 sites du Hezbollah, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le gouvernement libanais a ensuite exigé que le Hezbollah remette ses armes à l’État.
Le 5 mars, Israël a appelé à l’évacuation de certaines zones de Beyrouth avant de nouvelles frappes.
Selon le ministère libanais de la Santé, les premières attaques ont fait 102 morts et 638 blessés. Le président libanais Joseph Aoun a sollicité l’intervention du président français Emmanuel Macron pour tenter de freiner l’escalade.
D’après un bilan publié le 16 mars 2026, les frappes ont causé 886 morts au Liban, dont 111 enfants et 38 personnels de santé.
Plus d’un million de personnes sont déplacées à travers le pays. Malgré les tentatives de relocalisation vers le nord, de nombreux habitants refusent de quitter les zones proches de leurs villages, espérant y retourner.
Cependant, Ghassan Salamé avertit que cet exil interne pourrait durer bien plus longtemps que lors des conflits précédents.
Le Liban cumule aujourd’hui plusieurs facteurs de vulnérabilité : un système de santé affaibli, des infrastructures sous pression et une forte densité de population déplacée.
Le risque d’épidémies devient une préoccupation majeure. Les conditions d’hébergement précaires et le manque d’accès à l’eau potable aggravent la situation.
Les autorités sanitaires, avec l’appui d’organisations humanitaires, tentent de limiter les dégâts à travers des campagnes de vaccination, la distribution de matériel médical et l’accès à l’eau potable.
Dans un pays déjà fragile comme le Liban, la guerre ne se limite pas aux destructions visibles. Elle ouvre un second front, silencieux mais redoutable : celui des crises sanitaires.
Derrière les bombardements et les déplacements massifs, c’est une lutte pour la survie qui se joue désormais, dans un contexte où chaque jour aggrave un peu plus la situation humanitaire.
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