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Au 12e jour de la guerre entre l’Iran et les États-Unis, déclenchée le 28 février dernier par de vastes bombardements menés par Washington et son allié Israël sur le territoire iranien, le conflit continue de s’étendre et suscite de fortes inquiétudes à l’échelle internationale.
Les frappes aériennes initiales ont entraîné la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, dont le Guide suprême, provoquant une riposte rapide de Téhéran à l’aide de missiles et de drones visant Israël ainsi que des installations militaires américaines dans le Golfe. Dès le deuxième jour du conflit, une attaque contre une base américaine au Koweït a fait plusieurs victimes parmi les soldats américains.
Depuis, la confrontation s’est progressivement transformée en crise régionale. Les tensions se sont étendues au détroit d’Ormuz, voie stratégique du commerce mondial du pétrole, où l’Iran a tenté de perturber le trafic maritime. Les conséquences économiques se font déjà sentir sur les marchés mondiaux de l’énergie et de la finance.
Parallèlement, le conflit s’est également propagé au Liban, où l’armée israélienne échange des frappes avec les combattants du Hezbollah, allié de Téhéran. Cette escalade nourrit les craintes d’une guerre régionale aux conséquences imprévisibles.
Dans ce climat de confrontation, Téhéran a annoncé ce mercredi 11 mars qu’il refusait de participer à la prochaine Coupe du monde de football 2026. Les autorités iraniennes justifient cette décision par la situation de guerre et par ce qu’elles qualifient d’« hostilité directe » de Washington.
Cette annonce marque un geste politique fort dans un contexte où le sport est souvent utilisé comme outil diplomatique. Le tournoi mondial doit être organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, ce qui rend la participation iranienne particulièrement sensible dans le climat actuel.
La guerre suscite également des inquiétudes quant à un possible élargissement du conflit jusqu’au territoire américain. Selon un bulletin de sécurité du FBI, les autorités américaines avaient déjà envisagé la possibilité que l’Iran lance des attaques surprises par drones contre des cibles situées en Californie en cas de frappes américaines contre Téhéran.
Le document, transmis aux agences de sécurité via le centre régional de renseignement de Los Angeles, évoque l’hypothèse d’attaques menées à partir de drones lancés depuis un navire en mer. Les autorités américaines précisent toutefois ne disposer d’aucune information précise concernant la date, les cibles ou la méthode d’une éventuelle opération.
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré ne pas avoir connaissance de menaces imminentes contre l’État, tout en affirmant que les dispositifs de sécurité avaient été renforcés depuis le début du conflit. De son côté, la maire de Los Angeles, Karen Bass, assure que les autorités locales coopèrent étroitement avec les services fédéraux pour prévenir toute attaque.
Interrogé à la Maison-Blanche sur la possibilité de représailles iraniennes sur le sol américain, le président Donald Trump s’est montré peu inquiet. « Non, je ne suis pas préoccupé », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Dans le même temps, le président américain a affirmé que la guerre pourrait prendre fin « plus tôt que prévu », tout en avertissant Téhéran que toute attaque contre des intérêts américains entraînerait une réponse sévère.
De son côté, l’Iran a multiplié les déclarations hostiles à l’égard de Washington et de Donald Trump, certains responsables iraniens évoquant même des menaces directes contre l’ancien et actuel président américain.
Face au risque d’embrasement régional, plusieurs pays et organisations internationales appellent à une désescalade rapide. L’Organisation des Nations unies a exhorté les deux parties à engager des discussions afin d’éviter une guerre plus large au Moyen-Orient.
Plusieurs puissances, dont des États européens et asiatiques, s’inquiètent également de l’impact du conflit sur l’économie mondiale, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole et des perturbations possibles des chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Douze jours après son déclenchement, la guerre entre l’Iran et les États-Unis reste marquée par une grande incertitude. Les frappes militaires se poursuivent, les alliances régionales se mobilisent et les menaces de représailles s’intensifient.
Dans ce contexte explosif, la communauté internationale redoute que la confrontation ne dépasse le cadre régional pour devenir une crise globale, avec des répercussions politiques, économiques et sécuritaires à l’échelle mondiale.
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