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Les résultats officiels de la session 2025 des examens d’État en sciences infirmières, publiés par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), mettent en lumière les défis persistants de la formation en santé en Haïti, mais aussi les performances remarquées de certaines institutions universitaires. Parmi elles, l’Université Américaine des Sciences Modernes d’Haïti (UNASMOH), campus de Port-au-Prince, se distingue par la présence de plusieurs de ses étudiantes parmi les meilleurs résultats au niveau national.
Selon les données communiquées par les autorités sanitaires, 1 941 candidats ont été admis sur environ 4 357 inscrits, ce qui correspond à un taux de réussite national avoisinant les 45 %. Ce résultat reflète à la fois la rigueur des examens d’État et les difficultés structurelles auxquelles fait face le système de formation en sciences infirmières dans le pays.

Dans ce contexte, la performance de l’UNASMOH apparaît comme un signal positif pour le secteur éducatif et sanitaire. D’après les résultats relayés dans plusieurs médias et institutions académiques, l’université serait la seule à compter jusqu’à sept lauréates dans le Top 10 national, dont la co-lauréate nationale, Clervilus Geniflore, ayant obtenu une note de 97 %.
L’UNASMOH et la culture de performance académique

Depuis plusieurs années, l’UNASMOH s’est progressivement imposée comme l’une des institutions de formation en santé les plus visibles en Haïti. L’université met l’accent sur l’encadrement académique, la préparation aux examens d’État et l’intégration de la pratique clinique dans le parcours de formation.
Les résultats récents semblent s’inscrire dans cette continuité. Déjà lors de sessions précédentes des examens d’État en sciences infirmières, certaines promotions issues de l’UNASMOH avaient enregistré des performances remarquables, parfois avec des taux de réussite atteignant 100 %, selon des données relayées dans la presse éducative haïtienne.
Pour plusieurs observateurs du secteur de la santé, ces résultats traduisent l’importance de la qualité de l’encadrement pédagogique, de la discipline académique et de la préparation méthodique aux examens nationaux.
Une formation en santé sous pression
La formation en sciences infirmières en Haïti évolue depuis plusieurs années dans un environnement particulièrement difficile. L’insécurité, la fermeture temporaire de certains hôpitaux et la réduction des terrains de stage ont directement affecté l’apprentissage clinique des étudiants. Le MSPP reconnaît que ces facteurs ont compliqué l’organisation des stages hospitaliers, pourtant essentiels à la formation pratique des futurs infirmiers et infirmières. Malgré ces contraintes, les examens d’État demeurent un passage obligatoire pour l’obtention de la licence professionnelle.
Par ailleurs, les institutions capables de maintenir un niveau élevé de réussite attirent l’attention, car elles témoignent d’une capacité d’adaptation pédagogique et organisationnelle dans un environnement instable. La formation des infirmières et infirmiers représente un enjeu central pour le système de santé en Haïti, où les ressources humaines qualifiées demeurent insuffisantes face aux besoins de la population. Les examens d’État en sciences infirmières jouent ainsi un rôle de régulation professionnelle, garantissant un niveau minimal de compétence pour l’exercice du métier. Les performances institutionnelles sont souvent perçues comme des indicateurs de la qualité de la formation offerte dans le pays.
Alors que le système hospitalier haïtien traverse une période de fragilité, l’arrivée de nouvelles cohortes de professionnels formés constitue un élément essentiel pour le fonctionnement des structures sanitaires publiques et privées.
Entre défis nationaux et réussite académique
Malgré les difficultés structurelles du pays, les résultats 2025 démontrent que certaines institutions continuent de produire des diplômés hautement performants. Pour les acteurs du secteur de la santé, ces réussites illustrent la résilience du système éducatif haïtien dans le domaine médical.
La performance de l’UNASMOH, notamment la présence de plusieurs étudiantes parmi les meilleures candidates au niveau national, s’inscrit dans cette dynamique et rappelle l’importance de l’investissement dans la formation des professionnels de santé. À long terme, la consolidation de la qualité de la formation en sciences infirmières demeure un levier essentiel pour renforcer le système de santé haïtien et améliorer l’accès aux soins pour la population.
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