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Après avoir passé 27 années derrière les barreaux pour un crime qu’il n’avait pas commis, Bryan Hooper, un Américain de 54 ans, a enfin retrouvé la liberté ce jeudi 4 septembre 2025, dans le Minnesota. Condamné en 1998 à la perpétuité pour le meurtre d’Ann Prazniak, une femme de 77 ans, il a été innocenté grâce aux aveux de la véritable meurtrière.
La justice reconnaît son innocence
« Aujourd’hui, les tribunaux ont confirmé ce que Bryan Hooper, sa famille, ses proches et ses avocats ont toujours su : Monsieur Hooper est innocent », a déclaré Mary Moriarty, procureure du comté de Hennepin, dans un communiqué relayé par Associated Press.
Un crime remontant à 1998
L’affaire remonte à 1998, lorsque le corps d’Ann Prazniak avait été retrouvé dans son appartement de Minneapolis. Ligotée et asphyxiée, la victime avait été découverte dans un carton, enveloppée de sacs-poubelles et de couvertures. À l’époque, la justice avait retenu contre Hooper le témoignage d’une femme qui affirmait qu’il l’avait contrainte à monter la garde pendant qu’il commettait le meurtre.
Le retournement de la témoin clé
Or, en juillet dernier, cette témoin clé, identifiée comme Chalaka Lewis, est revenue sur sa déposition. Non seulement elle a reconnu avoir menti lors du procès, mais elle a également avoué être elle-même l’auteure du crime. Détenue actuellement en Géorgie pour une autre affaire criminelle, elle ne pourra prétendre à une libération avant quatre ans.
Une condamnation annulée et une enquête relancée
Ces révélations ont conduit la justice à annuler la condamnation de Hooper, dont les empreintes n’avaient jamais été retrouvées sur les éléments directement liés au meurtre, mais seulement sur des objets secondaires de l’appartement. L’affaire Prazniak a été officiellement rouverte par la police de Minneapolis, qui mènera désormais une enquête complémentaire.
À sa sortie de prison, Bryan Hooper a été chaleureusement accueilli par sa famille. Ému, il a déclaré vouloir se reconstruire aux côtés de ses enfants, qu’il n’a pas vu grandir. « Ce qui m’a permis de garder les pieds sur terre, c’est de savoir que mes proches faisaient ce qui était juste », a-t-il confié à la presse locale.
Une justice à améliorer
Son affaire remet toutefois en lumière la fragilité du système judiciaire américain, régulièrement critiqué pour ses erreurs d’appréciation et sa dépendance à des témoignages parfois douteux.
Elle soulève aussi la question des compensations financières auxquelles Bryan Hooper pourrait avoir droit, après avoir perdu près de trois décennies de sa vie derrière les barreaux. Au-delà de son cas individuel, cette libération relance le débat sur les réformes nécessaires pour éviter que d’autres innocents ne subissent le même sort.
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