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Depuis plusieurs années, le président américain, Donald J. Trump nourrit l’ambition de rejoindre le cercle restreint des lauréats du Prix Nobel de la paix. Dès son retour à la maison blanche, début 2025, il ne cesse de montrer sa volonté d’arrêter certains conflits majeurs dans le monde, une façon d’exposer la puissance des États-Unis, mais aussi pour servir un intérêt tout à fait personnel : devenir le 5e président américain à obtenir ce prix, après Theodore Roosevelt (1906), Woodrow Wilson (1920), Jimmy Carter (2002) et Barack Obama (2009). Reste une question pendante : sera-t-il sélectionné pour la course et, parvient à remporter le Prix Nobel de la paix ?
Origine et fonctionnement du Prix Nobel
Créé à l’initiative d’Alfred Nobel (1833-1896), inventeur de la dynamite, le prix Nobel vise à récompenser les personnalités ou organisations ayant marqué l’humanité par leurs actions. Surnommé « marchand de mort » en 1875, Nobel a voulu laisser une image positive de son héritage en léguant toute sa fortune, soit 32 millions de couronnes suédoises, à la création de ce prix. Les premières remises eurent lieu en 1901, avec quatre catégories attribuées en Suède (physique, chimie, littérature et médecine), tandis que le Prix Nobel de la paix est décerné en Norvège.
Les candidats ne peuvent pas proposer leur propre nom : seules certaines personnalités ou institutions (universitaires, parlementaires, anciens lauréats, organisations internationales) sont habilitées à soumettre des candidatures. La liste reste strictement confidentielle pendant cinquante ans. C’est un comité de cinq membres, élus par le Parlement norvégien, qui détermine le lauréat.
Ce que rapporte un Prix Nobel
En plus de la reconnaissance internationale, le Prix Nobel s’accompagne d’une dotation financière de huit millions de couronnes suédoises, soit environ 835 000 euros. Si le prix est attribué à plusieurs lauréats, la somme est partagée. Dans la majorité des cas, cet argent sert à financer la poursuite des recherches récompensées, notamment dans les domaines scientifiques, ou est reversé à des associations.
Les actions diplomatiques de Donald Trump
Ces derniers mois, Donald Trump a multiplié les médiations diplomatiques. Il a joué un rôle dans la signature d’accords de cessez-le-feu entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (juillet 2025), l’Arménie et l’Azerbaïdjan (août 2025), ainsi que le Pakistan et l’Inde (mai 2025). Plusieurs dirigeants, dont Benjamin Netanyahu, Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), Mohamed El-Ghazaouani (Mauritanie) et le Premier ministre du Cambodge, ont publiquement soutenu sa candidature.
Ce 15 août 2025, Donald Trump a rencontré Vladimir Poutine en Alaska pour tenter de mettre fin au conflit russo-ukrainien. Si les discussions entamées lors de cette rencontre aboutissent à un accord de paix, cet épisode pourrait constituer un tournant majeur dans sa quête du Prix Nobel de la paix, en renforçant significativement ses chances pour 2026.
Ces initiatives lui valent des éloges, mais aussi des critiques, certains estimant que cette quête relève davantage d’une obsession que d’un réel engagement désintéressé.
Un verdict attendu en 2026
La campagne pour le Nobel de la paix 2026 est déjà lancée. Les candidatures sont closes depuis le 31 janvier 2025 et comptent 338 propositions, dont 244 individus et 94 organisations. Reste à savoir si le Parlement norvégien estimera que les actions de Donald Trump répondent aux critères d’une paix durable, telle que définie par le sociologue norvégien Johan Galtung, pour qui la « paix positive » repose sur la justice sociale et l’élimination des causes profondes des conflits.
En attendant, Donald Trump continue de se présenter comme un artisan incontournable de la paix mondiale. Le 10 octobre 2026, le monde saura si ses efforts auront suffi à convaincre le comité Nobel.
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