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Dans une série de déclarations publiées sur les réseaux sociaux, le président américain Donald Trump a annoncé un durcissement radical de la politique américaine envers Cuba, en lien avec le Venezuela. Tandis que La Havane rejette toute pression extérieure, Washington agite la menace d’un contrôle militaire renforcé des flux pétroliers régionaux.
Le président Donald Trump a affirmé que Cuba ne recevra désormais aucun pétrole ni argent en provenance du Venezuela. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a précisé que l’armée américaine participerait à l’application d’une mise à distance stricte entre les deux pays, sans fournir davantage de détails sur les modalités concrètes de cette mesure.
Dans la même publication, le chef de l’État américain a exhorté Cuba à conclure un accord, avant qu’il ne soit trop tard, sans préciser la nature exacte de cet éventuel arrangement. La Maison Blanche n’a pas donné suite aux demandes de clarification sur le contenu ou les objectifs d’un tel accord.
Cette position marque un net revirement par rapport aux propos tenus quelques jours plus tôt par Donald Trump, lorsqu’il affirmait que le gouvernement cubain pourrait s’effondrer de lui même après la capture spectaculaire de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines. Ce dernier était poursuivi aux États Unis pour des accusations de trafic de drogue.
Dans son message dominical, Donald Trump a également affirmé que le Venezuela n’avait désormais plus besoin de protection de la part des voyous et des maîtres chanteurs qui l’ont pris en otage pendant tant d’années, ajoutant que les États Unis et leur armée, la plus puissante du monde, assuraient désormais sa protection.
Le président américain a par ailleurs relayé une publication d’un utilisateur de Truth Social suggérant que le secrétaire d’État Marco Rubio devrait devenir président de Cuba. « Ça me va », a commenté M. Trump. Marco Rubio, issu de la communauté cubano américaine du sud de la Floride, défend depuis longtemps l’idée qu’un changement de régime au Venezuela pourrait accélérer une transition politique à Cuba.
La réaction cubaine ne s’est pas fait attendre. Le président Miguel Díaz Canel a dénoncé les propos de Donald Trump et affirmé que son pays était prêt à se défendre face aux menaces américaines.
« Cuba est une nation libre, indépendante et souveraine. Personne ne nous dicte notre conduite », a t il écrit sur X, ajoutant que l’île était prête à défendre la patrie jusqu’à la dernière goutte de sang.
La destitution de Nicolás Maduro a porté un coup sévère aux relations étroites entre le Venezuela et Cuba, liées de longue date par des accords économiques et politiques. Le gouvernement cubain avait activement soutenu M. Maduro durant son mandat, notamment en 2019, lorsque les services de renseignement cubains l’avaient averti d’un complot visant à le renverser et contribué à le neutraliser.
L’ultimatum adressé à Cuba constitue également un message à destination de la nouvelle dirigeante vénézuélienne, Delcy Rodríguez. Celle ci subit des pressions pour associer les États Unis à la production pétrolière nationale, ce qui impliquerait la fin des livraisons à des partenaires traditionnels comme Cuba.
Il reste incertain que le Venezuela accepte les exigences américaines. À défaut, Donald Trump pourrait ordonner aux forces américaines, déjà engagées dans un blocus partiel de l’industrie pétrolière vénézuélienne, d’intercepter tout pétrolier soupçonné de se diriger vers l’île cubaine.
Cuba continue d’exercer une influence disproportionnée sur les décisions politiques américaines, en raison de sa proximité géographique avec la Floride, de son idéologie communiste, du traumatisme historique de la crise des missiles de 1962 et du poids électoral de la communauté cubano américaine du sud de la Floride, à laquelle appartient notamment Marco Rubio.
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