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Les États-Unis et Israël ont lancé, samedi 28 février 2026, des frappes contre l’Iran. Des attaques qui, selon leurs déclarations, visent des installations militaires et des responsables du régime iranien. Des explosions ont été signalées dans plusieurs villes du pays dont Téhéran, tandis que l’Organisation des Nations unies appelle à la désescalade face au risque d’embrasement régional, selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux.
Washington et Israël ont confirmé avoir lancé des opérations militaires d’envergure contre l’Iran après plusieurs semaines de tensions et de menaces. Le président américain Donald Trump a évoqué des « opérations de combat majeures » destinées notamment à neutraliser les capacités balistiques et navales iraniennes, du côté israélien, le ministre de la Défense Israel Katz a parlé d’une « frappe préventive » face à des menaces jugées imminentes, l’armée israélienne affirme que l’opération a été préparée depuis plusieurs mois sur la base d’un important travail de renseignement.
Plusieurs détonations ont été entendues à Téhéran, la capitale de l’Iran, où des panaches de fumée ont été observés dans différents quartiers proches de sites sensibles du pouvoir. D’autres villes ont également été touchées notamment Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah. En effet, les autorités sanitaires iraniennes ont placé les hôpitaux en état d’alerte maximale.
Dans le sud du pays, une frappe aurait touché une école primaire de filles dans le comté de Minab, selon la télévision d’État iranienne, un responsable local évoque au moins 51 élèves tuées et environ 60 blessées, ce bilan reste difficile à vérifier de manière indépendante à ce stade, par ailleurs des sources proches du pouvoir iranien évoquent la mort de plusieurs responsables militaires lors des frappes ciblées sans confirmation définitive.
Téhéran a promis une « riposte écrasante » selon des médias officiels iraniens, l’armée iranienne affirme avoir lancé des drones en direction d’Israël, tandis que des groupes armés alliés à l’Iran menacent des bases américaines dans la région d’après RT, la tension s’est rapidement propagée dans le Golfe avec des interceptions de missiles signalées dans plusieurs pays, des bases militaires américaines placées en alerte, la fermeture de plusieurs espaces aériens et de nombreuses annulations de vols commerciaux et des explosions ont notamment été entendues à Abou Dhabi.
Face à cette, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade, dans un communiqué relayé par Agence France-Presse, il a averti que ces attaques risquent d’entraîner mort, destruction et désolation humaine et a appelé toutes les parties à la retenue ainsi qu’à un retour urgent aux négociations. L’ONU craint une aggravation rapide de la crise humanitaire si les hostilités se poursuivent.
Les réactions internationales ne tardent pas. La Russie a vivement réagi face aux frappes. Le ministère russe des Affaires étrangères dénonçant un « acte d’agression militaire prémédité » qu’il juge contraire aux principes du droit international, Moscou évoque une « aventure dangereuse » susceptible de provoquer une catastrophe humanitaire, économique et potentiellement radiologique, et appelle la communauté internationale, notamment l’Organisation des Nations unies et l’Agence internationale de l’énergie atomique, à procéder sans délai à une évaluation objective de la situation.
De son côté, la France plaide pour une désescalade par la voie diplomatique. Le président Emmanuel Macron exhortant les autorités iraniennes à reprendre les négociations sur leurs programmes nucléaires et balistiques, tout en demandant la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’éviter une aggravation du conflit.
À Oman, en Jordanie, le ministre des Affaires étrangères Badr Albusaidi s’est dit « consterné » par l’escalade militaire, appelant Washington à éviter toute implication supplémentaire et avertissant que la poursuite des hostilités risque de compromettre gravement les efforts diplomatiques engagés dans la région.
À ce stade plusieurs zones d’ombre persistent notamment sur l’ampleur réelle des dégâts militaires, le nombre total de victimes, la durée possible de l’opération et le risque d’extension du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient. Selon plusieurs médias internationaux, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pourrait intervenir dans les prochaines heures.
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