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À contrario, depuis l’investiture en 2017 de l’ex président assassiné, Jovenel Moïse,
la situation a radicalement changé. Cette date n’a cessé de rappeler les lourds défis politiques auxquels Haïti fait face, notamment le manque de renouvellement du personnel politique à travers des élections crédibles et démocratiques.
En 2021, après plusieurs reports et contestations des élections législatives, il a été clairement établi qu’Haïti ne disposait pas d’un gouvernement légitime en raison de l’absence d’élections régulières. Le pays est ainsi resté dans une crise institutionnelle, sans nouvelles élections pour élire un nouveau président ou renouveler le personnel du parlement, déjà caduc à l’époque.
Et jusqu’à aujourd’hui, en lieu et place de garder son statut, la date du 7 février est devenue un symbole de l’inaction politique et des manquements à la démocratie. Il est vrai que depuis l’adoption de la constitution des constats liés à l’instabilité politique ont été faits, mais la situation n’était jamais arrivée à un tel niveau.
Une réflexion sur l’avenir d’Haïti
7 février 2025 aurait dû marquer une nouvelle page pour Haïti. Ou du moins, pour l’administration qui serait démocratiquement à la tête du pays, surtout en ce qui à trait à l’organisation des élections ou la passation du pouvoir.
Mais à cette date, on constate que le pays est encore loin d’un processus électoral transparent et d’un gouvernement légitime. Le vide politique et le manque d’alternance démocratique ont des conséquences directes sur la stabilité du pays. L’absence de réformes durables et de solutions politiques de fond prive les citoyens d’une gouvernance stable et d’opportunités réelles de progrès.
Le défi auquel Haïti fait face est donc double : celui de restaurer la confiance dans le processus électoral, et celui de renforcer les institutions démocratiques pour que le pays puisse avancer vers un avenir plus prospère. Le 7 février ne devrait plus être perçu comme un simple passage de relais politique, mais comme un appel urgent à l’action pour repenser la gouvernance du pays.
La démocratie, pour qu’elle fonctionne, nécessite une alternance pacifique du pouvoir. Et, c’est cette alternance que Haïti n’a pas pu connaître ces dernières années. Les institutions devraient être renforcées, la corruption combattue et les élections organisées avec transparence et intégrité. C’est ainsi que le pays pourrait, un jour, se réconcilier avec son passé démocratique et offrir à ses millions de citoyens un avenir meilleur.
Alors qu’aujourd’hui on est face à une situation d’insécurité sans précédent, 7 février devrait rester comme un jour de réflexion sur les défis politiques du pays. Si cette date symbolisait autrefois un changement démocratique et une passation de pouvoir, elle représente aujourd’hui un appel à la responsabilité pour reconstruire les bases d’une gouvernance légitime et stable. Le pays ne pourra se relever que lorsque la volonté collective de ses citoyens et de ses dirigeants s’unit pour promouvoir une véritable alternance politique et mettre fin au cycle de crise qui perdure depuis trop longtemps.
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