Dying girl and birds. Death and afterlife
![]()
Avant son décès tragique ce 15 février, la jeune maman Eliana Thélémaque avait sombré dans la folie après avoir été contrainte, quelques jours avant, de jeter son bébé de deux mois au feu vif. Alors qu’elle a refusé d’exécuter l’ordre des malfrats, ils ont exécuté l’acte eux-même.
Eliana Thélémaque, une jeune mère résidant dans ladite commune située dans les hauteurs de Port-au-Prince, n’était pas exempte des attaques perpétrées par les gangs. Cible de ces soi-disant « révolutionnaires » qui sèment la terreur dans le pays depuis environ 5 ans, la jeune fille vivait paisiblement dans son quartier, jusqu’au moment où l’insécurité vient frapper à sa porte. S’échappant comme tout le monde, pour son bien-être et celui de son fils qui n’avait que deux mois, malheureusement, elle s’est retrouvée face à ces hommes sans aucune pitié. Elle a été contrainte de jeter son enfant au feu vif. Avec tout l’amour qu’elle éprouvait à l’égard de son fils, elle résista face à cet ordre, qui pour elle, n’était autre qu’un coup de poignard.
En effet, les hommes ont
posé l’action de leur propre gré, dit-on.
Après tout ce traumatisme, la jeune mère n’a pas survécu. Perdre son enfant dans un tel incident non voulu, la possibilité de survie était minime. Le seul péché originel commis par le nouveau né était d’être né en Haïti, selon la majorité des commentaires sur les réseaux sociaux. Avant sa mort, la jeune mère a été atteinte d’une folie. Par la suite, Eliana est passée de la vie au trépas.
Depuis leur attaque sur la commune de Kenscoff, dans la matinée du lundi 27 janvier 2025, près d’une centaine de personnes ont été tuées, plusieurs maisons incendiées et une bonne partie de la population ont fui leur domicile pour sauver leur peau.
Cependant, les réseaux s’enflamment, les internautes pleurent le départ d’Eliana, un départ qu’elle n’a pas choisi, mais elle était la nouvelle victime sans le savoir. La population continue de fuir leurs quartiers encore aujourd’hui et les gangs continuent de semer la zizanie à travers la capitale haïtienne et dans certaines villes de province.
Malgré l’ampleur de ce drame, et d’autres drames qui se défilent sous les yeux des autorités, la date des trois jours gras est fixée qu’on le veuille ou non. La population dansera sous l’emprise de leur détresse.
About The Author
En savoir plus sur Top Média Haïti
Subscribe to get the latest posts sent to your email.


