L'ONU a officiellement adopté un texte appelant à « corriger la carte » de la Terre pour offrir une vision du monde libérée des déformations coloniales de la cartographie classique, ce vendredi 4 septembre 2026. Adoptée par 164 nations malgré la vive opposition des États-Unis, cette mesure pousse à l'utilisation globale de représentations plus équitables, remettant l'Afrique à sa juste place géographique et politique.

 

 

Une victoire diplomatique portée par l'Afrique

 

Initiée par le Togo et soutenue par l'Union africaine, la résolution a rassemblé 164 voix pour. Qualifiée d'« avancée importante » par l'Union africaine, cette initiative traduit la volonté du continent de rééquilibrer les représentations symboliques mondiales.

 

Le désaccord isolé de Washington

 

Les États-Unis ont été le seul pays à voter contre la résolution (accompagnés de six abstentions). Washington a justifié sa position en dénonçant un « agenda idéologique » qui, selon lui, détourne l'ONU des véritables enjeux de paix et de prospérité internationale.

 

Le procès de la projection de Mercator

 

Conçue en 1512 par le géographe Gerardus Mercator pour la navigation maritime, la carte classique agrandit artificiellement les hautes latitudes. Ce modèle donne l'illusion d'une Europe et d'une Amérique du Nord gigantesques, tout en réduisant visuellement la superficie réelle de l'Afrique et d'autres régions équatoriales.

 

L'enjeu éducatif et culturel

 

À la tribune, le Ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a rappelé que les cartes « ne sont jamais neutres » et qu'elles orientent l'éducation tout en façonnant l'imaginaire collectif. La nouvelle projection préconisée, « Equal Earth », propose un découpage équivalente sans déformer l'échelle des continents.

 

Portée et limites de la mesure

 

La résolution n'est pas juridiquement contraignante et conserve l'usage de la carte de Mercator là où elle reste indispensable, à savoir pour la navigation maritime et aérienne.

 

 

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En réajustant le tracé des lignes sur le papier, les Nations unies ne modifient pas seulement la géographie des manuels scolaires : elles envoient un message politique fort. Si la carte de Mercator conserve sa valeur technique pour les navigateurs, l'adoption de la projection « Equal Earth » marque la fin d'une illusion visuelle de cinq siècles et réaffirme que la géopolitique moderne commence par une juste perception des territoires.