Le Paraguay traverse une importante crise politique et financière après l’annonce de la démission du président Santiago Peña, le jeudi 5 novembre 2026. Cette décision intervient dans un contexte de fortes contestations liées aux difficultés de Ueno Bank, un établissement financier confronté à de graves problèmes. L’affaire a provoqué une onde de choc dans le pays et fragilisé davantage un gouvernement déjà sous pression.

 

Au cœur de cette crise se trouve Ueno Bank, une institution financière qui comptait environ trois millions de clients. L’établissement administrait également d’importants fonds publics. Après avoir constaté des irrégularités et des difficultés financières, la Banque centrale a décidé d’intervenir. Cette situation a empêché plusieurs clients d’accéder à leurs économies, provoquant inquiétude et colère au sein de la population paraguayenne.

 

La position de Santiago Peña s’est progressivement fragilisée en raison de ses anciennes relations financières avec le groupe économique propriétaire de la banque. L’opposition lui reproche notamment des conflits d’intérêts et une gestion insuffisante des alertes concernant l’établissement. Le président affirme toutefois avoir vendu ses participations dans le groupe en mars 2025 et rejette les accusations portées contre lui.

 

Face à la montée des contestations, Santiago Peña a annoncé sa décision de démissionner dans une déclaration vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il a expliqué vouloir privilégier la stabilité nationale et préserver les institutions démocratiques. Cette annonce intervient alors que des parlementaires avaient engagé une procédure de destitution contre lui, accentuant la pression politique autour de sa présidence.

 

Cette décision ouvre une nouvelle période d’incertitude pour le Paraguay. Le vice-président Pedro Alliana figure parmi les personnalités susceptibles d’assurer la succession présidentielle, conformément aux dispositions constitutionnelles. Au-delà du départ annoncé de Santiago Peña, cette crise soulève des interrogations sur la surveillance bancaire, la gestion des fonds publics et les relations entre pouvoir politique et intérêts économiques.